Un papier, bref, des
Inrockuptibles le 19 septembre, sur l'industrie du jeu vidéo (cf. aussi un article sur le site du
Figaro). Elle va mal en France et c'est - en partie - parce que le jeu vidéo au Canada est assez subventionné.
Le Canada a, lui, la chance de ne pas faire partie de l'Union européenne. Car la France a demandé à pouvoir mettre en place un mécanisme de crédit d'impôt à la production. Je ne connais pas les détails mais il s'agirait apparemment de faire, comme pour le cinéma,
industrie culturelle proche du jeu vidéo, un mécanisme public d'aide à la création.
La réponse de la Commission européenne viendra, en 2008 (ceci n'est pas une blague, c'est un fait)...
Je croyais que l'Europe c'était plus efficace que la France toute seule. Je croyais que l'Europe c'était bien parce qu'il ya avait de la subsidiarité.
Je constate que sur ce sujet comme tant d'autres (réduction de la TVA restaurants, financement de l'innovation etc) chaque initiative française donne matière à des années de débats idiots.
Pendant ce temps, d'autres Etats, moins c... que nous, agissent.
On me dira que ce n'est pas bien de subventionner le privé. Je réponds que ce n'est surtout pas bien de ne rien faire, de n'avoir aucune idée et de décréter pour l'éternité qu'il ne peut pas y avoir de créativité en matière de gestion publique. Si la France veut subventionner le jeu vidéo et alors ? La France a un budget limité et ne pourra pas tout subventionner.
Pourquoi vouloir empêcher les Etats de procéder à des choix stratégiques dans un contexte où la concurrence entre états pour l'attraction des investissements est croissante ?
Pourquoi vouloir, sur ce sujet comme sur d'autres, que 450 millions d'européens se plient à la discipline d'un bureau obscur de la Commission ?
Il est temps de refuser "
l'Union sans cesse plus étroite", on va finir par ne plus pouvoir respirer...