La lettre volée

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Mexique : quand le néo-libéralisme est insuffisant

Un article de JB de Long (ex chef de bureau/sous secrétaire d'Etat de l'administration Clinton) revient sur 15 années de libre-échange entre les USA et le Mexique. Face à un échec patent : les inégalités entre les deux pays se creusent et le seul facteur d'amélioration de la situation des mexicains vient des fonds envoyés par les mexicains expatriés aux USA ; il conclut que le néolibéralisme (auquel il revendique d'appartenir) est insuffisant.

Est-ce pour cela qu'une grande discrétion est observée sur ce qui se passe au Mexique, où l'état de Oaxaca est en semi-guerre civile (voir ici et ) depuis plusieurs semaines ?
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M
Sans doute avez-vous des chiffres sur l'évolution (forcément négative) du PIB méxicain, ou autre élément  qui permettrait de croire que ce que vous prétendez  repose sur quelque chose...
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E
Je citais un article de JB Delong, prof d'éco à Berkeley, que visiblement vous n'avez pas lu.Il reconnaît que le revenu médian mexicain a augmenté de 15% depuis le début du NAFTA, soit beaucoup moins que l'augmentation aux USA, et qu'en conséquence, la très grande majorité des mexicains n'a pas connu d'amélioration de sa situation [...But the 3.6% rate of growth of GDP, coupled with a 2.5% per year rate of population and increase, means that Mexicans’ mean income is barely 15% above that of the pre-NAFTA days, and that the gap between their mean income and that of the US has widened. Because of rising inequality, the overwhelming majority of Mexicans live no better off than they did 15 years ago...]Paul Krugman, dans le New York Times, expliquait récemment que même aux USA, la hausse du PIB a été si inégalement répartie ces dernières années que la grande majorité des américains vit en réalité moins bien aujourd'hui qu'il y a une dizaine d'années.Ami lecteur rapide, je constate que votre site se veut "européen" : votre acidité pro-libérale ne m'étonne donc guère. Vous vous dites également "social", et là je m'interroge. Bon courage tout de même, on progresse en surmontant ses contradictions...
P
Les relations Mexique / Etats-Unis c'est tout sauf du libéralisme. Le libéralisme suppose la libre circulation des biens ET des personnes. Tant qu'il y a des contrôles aux frontières pour empêcher la population d'aller des zones pauvres vers les zones riches ce n'est pas du libéralisme, c'est juste l'exploitation de la misère.
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E
Bien d'accord avec vous (et ravi de vous trouver ici), mais dans ce cas vous devrez admettre que le libéralisme n'est viable qu'à l'échelle nationale et au bénéfice des nationaux.Je ne connais pas d'Etat acceptant une totale liberté dans la circulation des biens et des personnes, l'Europe étant une exception (dans la mesure où ce n'est pas un Etat complet) mais là encore, le libéralisme ne vaut qu'à l'égard de ses "ressortissants" uniquement.