30 minutes avant l'interdiction de publication des sondages, le CSA sort de son chapeau un
sondage mettant le Pen devant Bayrou.
Message implicite : Bayrou est cuit, votez Ségo.
Ce n'est ni crédible, ni sérieux, ou plus prudemment, on aimerait bien connaître les résultats bruts des sondages de la semaine, pour être certains de la constance des redressements opérés.
On a l'impression que M. Cadbury (les moins de 35 ans auront peut-être du mal à capter l'allusion) est passé donner un coup de pouce là où il fallait.
Même sentiment dubitatif et circonspect face à l'édito de Colombani de jeudi soir, le fameux "impératif démocratique" (le diable en rit encore).
Même agacement lorsque, tout prêt de donner raison à Versac qui souhaite que les blogs ne puissent communiquer d'estimations avant 20h, on lit sous la plume de
Guy Birenbaum qu'un institut de sondage enverra massivement à ses clients des estimations dès 19h.
Irritation encore devant le fait que malgré les protestations, de nombreux bureaux voteront par voie électronique, donc incontrôlable.
Quelques règles à suggérer : 1. Les sondages publiés doivent être assortis des données brutes obtenues, par âge et CSP
2. La réalisation de sondages est interdite dans la dernière semaine avant le scrutin (1er et deuxième tour). Ainsi plus de débats absurdes sur publication ou pas publication
3. le dépouillement s'effectue à 20h, avec des scrutateurs tirés au sort sur les listes si le nombre de volontaires est insuffisant
4. les résultats sont donnés à partir de 21h, à partir des premiers dépouillements.
C'est assez simple, mais cela permettrait peut-être de parler d'autre chose que de cuisine dans la dernière ligne droite.