Un
billet très drôle chez Guy Birenbaum, reprenant une idée de Jean-Michel Apathie : il faudrait limiter le nombre de candidats à la présidentielle.
L'idée est introduite à la suite d'un propos sur Bayrou, je ne sais pas s'il faut en conclure que Bayrou est déjà dans les trop petits selon Birenbaum.
En réalité, ce que souhaiterait apparemment ce petit monde de chroniqueurs, c'est de n'avoir qu'un tour avec deux candidats - sans doute sélectionnés en fonction du nombre de unes d'hebdos décrochées dans les 6 mois précédant l'élection. On pourrait donc s'intéresser enfin uniquement à l'essentiel :
fallait-il poser dans Gala, X a-t-il couché avec Y avant ou apès Z
Ces prises de position sont révélatrices d'un aveuglement incroyable. Pourquoi croient-ils que les électeurs s'abstiennent ou votent pour de petits candidats ? Parce que, de plus en plus, les partis de gouvernement disent la
même chose. Avec Sarko/Ségo on aurait par exemple deux candidats du Oui dans un pays qui a voté Non à 55%, on pourrait donc oublier le référendum, l'Europe, les trucs chiants et se concentrer sur les vraies questions qui ne fâchent personne mais sont bien marrantes.
Comme bien souvent parmi les cerveaux creux des fun-intellectuels (les vendeurs d'idées
trop cool), ce n'est pas la classe politique qui doit se remettre en question, mais le peuple qu'il convient de dresser.
Pour info, il y a dans le
C'était de Gaulle de Peyrefitte, retranscription de débats dans lesquels deux clans s'opposent en 1962 : Pompidou, qui veut 1000 ou 5000 parrainages pour devenir candidat, et de Gaulle, qui se contentait de 100. La grandeur de de Gaulle vient aussi de la haute idée qu'il se faisait de la sagesse populaire...