La lettre volée

Notes et idées : Politique, Bandes dessinées, Polars, Media, Actualité, Europe...

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Les voeux profonds du microcosme : laissez-nous entre nous !

Un billet très drôle chez Guy Birenbaum, reprenant une idée de Jean-Michel Apathie : il faudrait limiter le nombre de candidats à la présidentielle.

L'idée est introduite à la suite d'un propos sur Bayrou, je ne sais pas s'il faut en conclure que Bayrou est déjà dans les trop petits selon Birenbaum.

En réalité, ce que souhaiterait apparemment ce petit monde de chroniqueurs, c'est de n'avoir qu'un tour avec deux candidats - sans doute sélectionnés en fonction du nombre de unes d'hebdos décrochées dans les 6 mois précédant l'élection. On pourrait donc s'intéresser enfin uniquement à l'essentiel : fallait-il poser dans Gala, X a-t-il couché avec Y avant ou apès Z

Ces prises de position sont révélatrices d'un aveuglement incroyable. Pourquoi croient-ils que les électeurs s'abstiennent ou votent pour de petits candidats ? Parce que, de plus en plus, les partis de gouvernement disent la même chose. Avec Sarko/Ségo on aurait par exemple deux candidats du Oui dans un pays qui a voté Non à 55%, on pourrait donc oublier le référendum, l'Europe, les trucs chiants et se concentrer sur les vraies questions qui ne fâchent personne mais sont bien marrantes.

Comme bien souvent parmi les cerveaux creux des fun-intellectuels (les vendeurs d'idées trop cool), ce n'est pas la classe politique qui doit se remettre en question, mais le peuple qu'il convient de dresser.

Pour info, il y a dans le C'était de Gaulle de Peyrefitte, retranscription de débats dans lesquels deux clans s'opposent en 1962 : Pompidou, qui veut 1000 ou 5000 parrainages pour devenir candidat, et de Gaulle, qui se contentait de 100. La grandeur de de Gaulle vient aussi de la haute idée qu'il se faisait de la sagesse populaire...
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J
Je voulais juste dire que le mouvement européen est bien plus qu'une agence de communication de la commission européenne.Il date de 1948 et du Congrès de La Haye et son premier président était .... Winston Churchill. Par ailleurs, le taurillon est loin d'être toujours tendre avec l'orientation actuelle de l'UE et avec la commission Barroso.Si ça vous intéresse, Vxl qui fait partie du taurillon et rôde parfois chez Quatremer a écrit deux bons articles sur le Mouvement Européen :http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ralisme_europ%C3%A9enhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Congr%C3%A8s_de_la_HayeLe NON se serait pris dix points de plus si on avait posé le problème que je le souhaitais ? C'est tout à fait possible, c'était un risque à prendre comme Monnet a su prendre des risques en créant la CECA la CED et le traité de Rome face à une opinion à priori rétive. Mais au moins on aurait su à quoi s'en tenir alors que là le NON au référendum est assez fondamentalement ambigu sur la marche à suivre après la mort du TCE.
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E
La marche à suivre c'est simple c'est de défaire toutes les entraves que nous nous sommes mises, comme l'imbécile pacte de stabilité (le qualificatif est de Prodi non ?), avec une éventuelle sortie de l'Euro, les politiques anti-concurrence très dogmatiques, les initiatives tous azimuts de la Commission, qui doit redevenir un organisme de gestion et de suivi de traités interétatiques ; tout ça quoi...Y'a pas, y'a du taf...
J
Ah vous êtes formidables ! Vous gardez sous la main la liste des structures financées par le diable histoire de pouvoir les démasquer le moment venu. D'ailleurs l'Humanité est subentionné à fond la caisse par l'Etat et TF1 et ATTAC et ses diverses université d'été ou autre FSE ont reçu des aides l'état ou les régions PS Ile de France puis Poitou-Charentes. Voilà ce qui explique qu'ils s'engagent à fond dans la promotion de leurs financiers respectifs.Pour Philippe Val, je ne vous demandais pas d'être d'accord avec lui, je disais simplement qu'il posait le problème de la même façon que vous. L'idée était de se mettre d'accord sur les faits avant de diverger sur ce qu'on en pense. C'est quelquechose qu'on a très rarement pu faire pendant la campagne de 2005, ce que j'ai trouvé très pénible. Un peu comme la réélection de Bush où la majorité des FOX Newsiens pensaient que des armes de destruction massive avaient été découvertes en Irak tandis que les éleceturs démocrates pensaient l'inverse. C'est très perturbant pour quelqu'un comme moi qui par son éducation a été élevé plutôt dans la rationalité.
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E
Formidable au singulier, je suis tout seul sur ce blog, garanti sans subvention de l'UE.Je n'avais rien sur le Taurillon, que j'ai découvert à l'occasion de votre article. C'est simplement qu'en voyant leur site je l'ai trouvé très pro, me suis demandé d'où ça sortait, et suis simplement tombé sur le Mouvement européen.Même raisonnement pour savoir d'où émanait ce mouvement, présidé en France par Pierre Moscovici, j'ai tapé subventions et "mouvement européen" dans google, pour tomber sur le résultat que vous trouvez diabolique.L'UE n'est pas le diable, je suis simplement, comme vous, rationnel, et quand quelqu'un parle, j'essaie aussi, comme on disait en 68 (mais Cohn Bendit a dû oublier), de savoir d'où il parle.Pour Philippe Val, il a, dans l'article que vous citez, le courage en effet de poser le problème au fond. Si les ouistes avaient clairement exprimé l'idée que le TCE était aussi, par la création d'une personnalité juridique de l'UE, un pas vers le fédéralisme, je pense que le non prenait 10 points. Je ne m'étonne donc pas que le débat ait passé ce sujet sous silence.
J
J'ajoute pour terminer que si les médiocres censées incarner le OUI à la télé française n'ont pas énoncé clairement qu'il s'agissait de faire toute une série de pas rendant l'UE plus fédérale, ce n'est bien heureusement pas le cas de la gauche européenne, les meilleurs exemples étant la Confédération Européenne des Syndicats et le discours de Joschka Fischer, vice-chancelier de l'Allemagne fédérale, sur "la finalité de l'intégration européenne"   http://www.ena.lu?lang=1&doc=18824
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J
Comme vous y allez ! Former une opinion publique européenne voire mondiale ne veut pas dire lobotomiser tout le monde pour qu'ils pensent pareil, c'est simplement déplacer le lieu où se déroule la foire d'empoigne. C'est quoi la démocraitie ? Ce sont des gens qui se mettent d'accord sur la liberté de pouvoir ne pas être d'accord. Décrocher la démocratie de l'État-Nation, ça veut dire que sur une bataille politique européenne où deux options s'affrontent, l'une meilleure d'un point de vue écologique, l'autre un peu plus favorable à la France, Dupont, français de sensibilité écologiste, se sentira plus de points communs avec Müller, allemand de sensibilité écologiste qu'avec Durant, français de tendance UMP. Le côté lobotomisation arrive au contraire lorsque les prises de décisions se font à l'unanimité ou à une majorité qualifiée bien corsée. Pour ne pas enchainer blocage sur blocage, on doit en amont "manufacturer le consentement" comme dirait Chomsky. Utopique l'émergence d'une opinion publique européenne ? J'ai moi même participé à une campagne politique citoyenne et européenne exemplaire (contre les brevets logiciels) qui a retourné le parlement européen (avec notamment Michel Rocard de notre côté) même si nos médias nationaux n'y ont pas accordé beaucoup d'attention. Pour vos deux derniers paragraphes, vous avez parfaitement raison, les vraies questions n'ont jamais été posées. Rumeurs mensongères (avortment, services publics, Bolkestein, délocalisations, Anna jeune slovaque...) contre catastrophisme, les deux camps ont cherché à avoir "objectivement raison" et évité de débattre et de s'opposer sur les vraies questions, ce qu'a bien mis en évidence  Philippe Val dans son livre "Le référendum des lâches" --------------------- Le référendum des lâches : Les arguments tabous du oui et du non à l'Europe  Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, des visionnaires politiques s'armèrent d'un courage rare pour élaborer un espace inédit où la coopération et le droit remplaceraient la haine et la guerre : l'Europe. Cinquante ans plus tard, au moment de doter d'une Constitution cette nouvelle entité politique, la France joue de malchance. Son président de la République a décidé de recourir à la voie référendaire, à un moment où 70 % de l'opinion était favorable à la Constitution. Il pensait, grâce à une victoire écrasante, non seulement se débarrasser de ses rivaux à droite, mais casser en deux le parti socialiste. Pour ce qui est de la division de la gauche, mission accomplie. Mais le mécontentement que suscite l'action de son gouvernement est tel que le débat sur l'Europe disparaît pour laisser la place à une empoignade sur des thèmes qui n'ont rien à voir. L'Europe devient le bouc émissaire de tous les ressentiments et, dans les sondages, le non rattrape puis dépasse le oui. Le vrai débat était pourtant passionnant, noble, et porteur d'enjeux énormes : accepte-t-on, oui ou non, d'abandonner la Nation comme entité politique souveraine, en Europe ? Débat passionnant, mais tabou. C'est celui qu'essaye d'ouvrir cet essai. http://www.taurillon.org/article.php3?id_article=51
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E
Le Taurillon vent du Mouvement européen, financé par la Commission européenne...(  cf. cache de Google le document n'étant pas trouvable sur Europa, dont le site reflète exactemnt le foutoir qu'est cette construction. 450 000 euro versés en 2002 donc : http://66.249.93.104/search?q=cache:hU56eSHz4FUJ:ec.europa.eu/comm/secretariat_general/subvention/doc/subv-sg-accordees_2002_fr.pdf+subventions+%22mouvement+europ%C3%A9en%22&hl=fr&gl=fr&ct=clnk&cd=3&client=firefox-a)Je ne qualifierai pas Philippe Val, j'ai cessé de le lire depuis longtemps - une tentative cet été m'a convaincu de continuer à l'ignorer http://www.lalettrevolee.net/article-3472219.html)Vous êtes bien gentils de vouloir "décrocher la démocratie de l'Etat-nation", mais pour pouvoir légitimement le faire, vous devriez obtenir le consentement éclairé de la population concernée. Je ne le vois pas, et c'est bien pour cela que le camp du oui a soigneusement évité de parler de quelconques transferts de souveraineté.Le côté lobotomisation, il intervient quand la Commission interdit à Deutsche telekom de faire du haut débit autour de berlin, à la France de subventionner son industrie du jeu vidéo si elle a envie parce c'est ce que fait le Canada, et je cesse cette liste qui pourrait commencer par le fait que la Commission finance "l'expression spontanée" du mouvement européen (vous aviez dit manufacturing of consent, nous y sommes).
J
Ah ! Cette fois je suis entièrement d'accord avec vous ! L'enjeu du TCE était en effet une remise en cause partielle mais importante du "principe intergouvernemental" qui régit classiquement les relations "inter-nation-ales". Après, suivant les sensibilités, toutes respectables, on y est favorable comme moi ou défavorable comme vous. Votre article de Stirglitz que j'approuve apporte d'ailleurs de l'eau à mon moulin pour des raisons que, comme je suis fainéant, je laisserai Alain Lipietz qui a la même sensibilté que moi exprimer beaucoup mieux que je ne pourrais le faire : http://lipietz.net/?page=blog&id_breve=166 (par. 3, 4, 5 et 6) http://lipietz.net/spip.php?article1141 Ceci dit, vous vous foutez le doigt dans l'oeil si vous pensez que le référedum a porté sur le fond des choses pour la majorité des gens comme cela a été le cas pour nous deux. Si le TCE était actuellement en vigueur sous la forme d'une suite de traités, et que les traités actuels de Maastricht à Nice avaient été proposés au vote sous le nom de CONSTITUTION, je suis persuadé que le vote aurait été également NON alors que l'enjeu réel aurait été très exactement inverse. Il y a donc selon moi une lame de fond sociétale qui s'est cristallisée au moment du référendum mais qui ne s'y résumait pas, et l'explication de Rochefort selon laquelle il y a un principe de défiance "la vérité officielle est fausse jusqu'à ce que le cotnraire ait été prouvé jusque dans les moindres détails" correspond assez bien à mon expérience, à d'autres phénomènes qui saisissent Internet comme LooseChanges&co.
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E
La clé de l'argumentation de Lipietz est la suivante : " la formation d’une opinion publique mondiale, et pour commencer européenne, et l’essor de mouvements sociaux mondiaux, et pour le moment européens, est le moteur de cette transition de l’intergouvernementalité à la communauté."Je ne crois pas un seul instant que l'Europe soit l'avant-garde de quoi que ce soit, même si j'ai bien vu que tel était le rêve européen selon Jérémy Rifkin.Le ridicule de cette proposition éclate dans une phrase de Lipietz : "nous n’avancerons que si nous constituons une opinion publique européenne, une opinion publique mondiale."Quand bien même, à force de lobotomisation, vous arriveriez à faire oublier aux européens qu'ils sont issus de nations différentes (l'équivalent moderne du "il est interdit de parler breton et de cracher par terre"), vous n'arriverez pas avant quelques siècles à une opinion publique européenne, mondiale (que veut dire cette équivalence faite par Lipietz : qu'il y aura uniformisation telle des modes de vie que l'opinion européenne ne sera qu'un reflet de l'opinion mondiale, ou bien que l'Europe sera forte au point d'imposer son opinion au monde, auquel cas c'est un projet fort militaire que vous nous présentez là).Admettons donc que les européens se constituent en un corps politique unique, on a toujours près de 150 états à l'ONU, à l'OMC etc... On perd donc un siège français dans ces organismes pour le remplacer par un siège européen mais on n'avance pas d'un poil vers le gouvernment universel kantien que semble décrire Lipietz.Je ne veux pas faire ce pari de Pascal moderne que vous nos imposez, je vois de façon certaine ce que nous perdrons (le sentiment d'une communauté nationale démocratique française) et je vois très mal ce que nous avons l'espoir de gagner.Enfin, vous remarquerez que vous venez de me concéder un point majeur : personne n'a, dans le camp du oui, mis en évidence ce basculement vers un état fédéral, tout le monde d'y aller au contraire de son couplet "ce n'est qu'une compilation de traités existants etc..."Il y a bien eu un énorme mensonge, et je crois, voyez-vous, mon vieux, que vous vous foutez le doigt dans l'oeil en pensant que les gens ne s'en sont pas aperçus.
J
Fabius n'a pas commis l'erreur majeure de constitutionaliser une politique de droite en gravant dans le marbre des politiques libérales ? Mais vous êtes au courant quand même qu'il a joué un rôle prépondérant dans les négociations sur l'Acte Unique et sur le traité de Maastricht qui correpond à cette fameuse partie III-3 du TCE déjà appliquée et pour cause ? Vous êtes au courant que ces politiques libérales qu'il a négociées ne sont révisables qu'à la double unanimité à 27, en passant obligatoirement par une conférece intergouvernementale incapable de réformer en profondeur, et sans passer par la case initiative législative du parlement européen ni par la case Convention européenne ? Vous êtes au courant que l'empilement des traités de Fabius&co a exactement la même valeur juridique quasi-"constitutionelle" que feu le TCE ? Sinon faites du rattrapage mon vieux, le rapport du Sénat est limpide à ce sujet : http://www.senat.fr/rap/r00-363/r00-3630.html<br /> 1. En un sens particulier, l'Union a déjà une « Constitution »<br /> [... à lire..] [ notez en particuleir la désignation officielle : « charte constitutionnelle d'une communauté de droit  » ]<br /> 2. Cependant, au sens habituel, l'Union ne peut avoir de Constitution sans la mise en place d'un État fédéral<br /> [... à lire..] [ce que ne faisait pas non plus le TCE] Fabuis doit donc convaincre qu'il a profondément changé  ET convaincre qu'il a une stratégie crédible pour rénover l'héritage politiquo-juridique datant de la période où il n'avait pas encore changé. S'il y arrive, il n'est pas exclu que je vote pour lui, mais les circonstances ne lui sont guère favorables ; il a à nager à contre-courants de la fameuse "Société de Défiance" dont je vous parlais récemment.
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E
Entre le traité de Nice et le TCE, il y a une différence : le TCE prévoyait entre autres de doter l'UE de la personnalité juridique. C'est donc un pas de plus vers une entité étatique dont je ne veux pas.- Je ne veux pas d'une législation sortie tout droit de cabinets de lobying.- Je ne veux pas de commissaires nommés parce qu'ils ont la nationalité d'un pays de 400 000 habitants alors qu'on nous explique qu'il faut construire l'Europe parce que la France c'est trop petit.- Je ne veux pas d'un ministre des affaires étrangères de l'ue qui nous aurait envoyé en irak faire les caniches de bush en grand- je ne veux pas de Mandelson aux affaires commerciales pour imposer une directive services worldwide- je ne crois pas une seule seconde à une efficacité de politiques arrêtées même par un noyau dur.- je ne crois pas une seule seconde à un quelconque intérêt général européen, ni en la possible construction d'un espace démocratique qui ferait émerger quelque chose de similaire à celaJe crois aux coopérations ponctuelles entre Etats sur des sujets donnés et à la gestion mondialisée à laquelle nous invite Stiglitzhttp://www.project-syndicate.org/commentary/stiglitz73/FrenchBref, je ne veux rien de cette Europe qui ne signifie rien, n'a aucun sens, ne renvoie à rien, que des mythes creux, dans ambiguïtés amoureusement cultivées et un irénisme de façade qui n'a d'égal que le cynisme absolu des animateurs de ce grand bazar (Barroso présent à une conférence Microsoft pour annoncer l'ouverture d'un centre de R&D Microsoft au... Portugal, alos que la Commission est en conflit avec Microsoft).Je ne nie pas la possible sincérité des laudateurs de l'Europe, leur volonté de rechercher les moyens d'une plus grande entente entre les nations (qu'ils souhaitent remplacer par des peuples),mais ce n'est pas ma vision, mes affects.J'ai fini par aimer la France, son histoire, ses institutions, même perfectibles, et par me dire que c'était chez moi. On veut me vendre plus grand chez les autres, je ne prends pas, je n'en veux pas, je n'y crois pas, pas pour moi.Quand à Robert Rochefort je vous dirais prochainement le peu que j'ai pensé de son indigent article...
J
PS technique : désolé pour les // qui rendent le texte illisible et les URLs fausses. Over-blog est navrant d'incompétence. Vous devriez suivre les conseils de Ségolène Royal qui encourage les logiciels libres dans sa région et passer à Dotclear ;-)
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E
La difficulté d'un changement d'hébergeur c'est de transférer l'existant sur une nouvelle plateforme. overblog prépare une V2 apparemment, j'attends un peu pour voir...
J
"Avec Sarko/Ségo on aurait par exemple deux candidats du Oui dans un pays qui a voté Non à 55%"Il me semble qu\\\'il y en a en pagaille des candidats nonistes :<br /> <br /> Arlette Laguiller<br /> Christiane Taubira <br /> José Bové<br /> Marie-George Buffet<br /> Clémentine Autain<br /> Laurent Fabius<br /> <br /> <br /> Philippe de Villiers<br /> <br /> <br /> Jean-Marie Le Pen<br /> <br /> <br /> Dieudonné (humoriste)<br /> <br /> <br /> Stéphane Pocrain<br /> <br /> <br /> Olivier Besancenot<br /> <br /> <br /> Nicolas Dupont-Aignan<br /> <br /> Jusqu\\\'à preuve du contraire, rien ne vous empêche de voter pour eux le jour de l\\\'élection.Il y en a peut-être un peu trop même. Si vous n\\\'êtes pas capable de vous rassembler (ce que je souhaite) pour gagner, prenez-vous en à vous mêmes plutôt qu\\\'au complot médiatique dont on a pu voir pendant le référendum que son influence était bien moindre que prévu Franchement, avec le OUI à 70% au début de la campagne, si on prend comme postulats que les médias sont très influents ET qu\\\'ils se sont comportés comme le dit Acrimed dans son livre "Médias en campagne"[1], je n\\\'arrive vraiment pas à comprendre comment le OUI ne l\\\'a pas emporté avec 90% des voix. Il y a un bogue quelquepart dans le raisonnement. Soit ils ne faisaient pas autant la propagande du OUI qu\\\'on l\\\'a dit, soit leur influence est somme toute très limitée et à l\\\'inverse le thème "les médias sont contre nous" très porteur dans l\\\'électorat et très intimidant pour les journalistes.[1] http://www.acrimed.org/article2049.html
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E
Je parlais bien des partis de gouvernement, et je regrette que le PS n'ait pas pris conscience du fait que graver dans le marbre des politiques libérales était constitutionnaliser une politique de droite.on a aujourd'hui un clivage droite/gauche extraordinairement brouillé, à un moment où il se ravive aux USA, et je crois que c'est dû à cette erreur stratégique majeure, que Fabius n'a pas commise. J'espère qu'il l'emportera, mais ça me paraît difficile. Face à un candidat UMP choisi en mars, le candidat PS désigné en novembre devra faire preuve de solidité, quel qu'il soit.