"L'histoire a déjà montré à plusieurs reprises qu'il ne faut pas grand-chose pour faire basculer des millions d'hommes dans l'enfer de 1984 : il suffit pour cela d'une poignée de voyous organisés et déterminés. Ceux-ci tirent l'essentiel de leur force du silence et de l'aveuglement des honnêtes gens. Les honnêtes gens ne disent rien, car ils ne voient rien. Et s'ils ne voient rien, en fin de compte, ce n'est pas faute d'avoir des yeux, mais, précisément,faute d'imagination."
Simon Leys, in Orwell ou l'horreur de la politique
Les autorités anglaises reviennent sur leurs fameuses caméras. Honteusement, les délinquants mettent des casquettes et se penchent pour éviter d'être pris sur la "pellicule".De plus, la résolution des caméras est bien trop faible: une fois zoomer le visage de l'individu n'est qu'un amas de pixels.Au final, les caméras ne sont que des gouffres à pognon et dans moins de 7% des cas, elles ont vraiment une utilité.V pour Vendetta est un excellent film pour se remettre dans le bain d'une oppression possible
Effectivement, les prises de pouvoir étaient en général assez organisées. Mais il me semble que les structures sociales des pays dans lesquels des dictatures se sont imposées était assez délabré, y compris dans les exemples de Curzio Malaparte : Allemagne et Italie, en raison de la guerre et de la crise économique.
Sav : oui pour la désorganisation finale. Mais initialement, les prises de pouvoir tant sovéitique que nazie sont assez organisées. Et l'effondrmeent des sociétés n'est pas si important comme facteur si l'on en croit le très intéressant Technique du coup d'état, de Curzio Malaparte...
Voilà un point sur lequel je diverge totalement avec Orwell, qui écrivait à chaud (autour de 1945): D'une part les grandes dictatures n'ont pu s'installer qu'en raison d'un état de délabrement important de la société. Il est donc faux de dire qu'il ne faut "pas grand chose". De l'autre, les hautes hiérarchies nazies en soviétiques n'avaient rien<br />
de si organisées. Leur fonctionnement était même particulièrement<br />
bordélique. En revanche, silence et aveuglement des honnètes gens, je veux bien croire.
Voilà un point sur lequel je diverge totalement avec Orwell, qui écrivait à chaud (autour de 1945):D'une part les grandes dictatures n'ont pu s'installer qu'en raison d'un état de délabrement important de la société.De l'autre, les hautes hérarchies nazies en soviétiques n'avaient rien de si organisées. Leur fonctionnement était même particulièrement bordélique.En revanche, silence et aveuglement des honnètes gens, je veux bien croire.
Un blogueur américain évaluait récemment le nombre d'heures de réflexion perdues à regarder la TV chaque année aux USA comme équivalent à 2000 fois la somme des heures de réflexion qu'il avait fallu mettre en oeuvre pour avoir la Wikipedia.Et si les loisirs abrutissants, au premiers rangs desquels la télévision, la radio et les jeux vidéos étaient les meilleurs alliés objectifs du totalitarisme ?