La lettre volée

Notes et idées : Politique, Bandes dessinées, Polars, Media, Actualité, Europe...

Vous avez aimé les subprimes ? Vous adorerez les dark pools

Les dark pools ce sont des marchés financiers informels où l'on s'échange des titres de gré à gré, sans passer par une bourse qui centralise les ordres et indique des prix de marché en permanence.

De plus en plus, les banques s'échangent ainsi des paquets d'actions en toute discrétion, à des cours inconnus du grand public. De là à imaginer que seule la veuve de Carpentras continuera à acheter ses actions au cours officiel, pendant que les banques établiront entre elle de "vrais" prix, il n'y a qu'un pas.

Une seule chose est sûre, avec cela, les marchés financiers - qui n'ont pourtant pas fait la preuve dernièrement de leur utilité - deviendront de plus en plus difficiles à contrôler.

Un article récent des Echos donne plus d'informations là dessus.

Les tenants de l'Union européenne qui nous rend plus forts seront en tout cas ravis d'une précision apportée par l'article. L'origine des dark pools : "une directive européenne de 2007, dite MIF (marchés d'instrument financiers), qui a cassé le monopole des Bourses au nom de la concurrence et autorisé ces nouveaux services boursiers à se défaire de la traditionnelle obligation de transparence avant l'exécution des ordres".


Décidemment, l'Europe, j'adore.

 

Post scriptum, le 24 février : Je me suis rendu compte par hasard qu'un blog très FN avait publié un billet au titre identique, avant moi. Je ne pense pas avoir vu ce titre avant d'avoir rédigé mon billet, ce n'est pas un blog que je fréquente, mais qui sait. peut-être l'avais-je vu sur un agrégateur type wikio ou autre, et l'ai-je repris sans m'en rendre compte...

Toujours est-il que ce billet, rédigé en cinq minutes, m'a valu un grand nombre de visites après quelques reprises par des gens très bien. D'autres billets sur lesquels j'ai passé bien plus de temps n'ont jamais eu autant de visites. C'est toujours déconcertant de voir ce qui "prend" et ce qui n'intéresse pas grand monde...

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Edgar

blogueur parisien depuis 2005

Commenter cet article

Euromaque 22/02/2010 22:59


Mais c'est de mieux en mieux, on en arrive au discours du troll classique complètement détaché de la réalité.

Tu parles d'argumenter avec des données factuelles, or tu n'as fait que de mépriser les autres (sans aucun fondement, par ailleurs) dans tes deux derniers commentaires. Et pourtant, c'est
soi-disant nous qui avons le mépris facile!

Continue! Continue comme ça!


fd 22/02/2010 22:45


hé oui, dans le public de ce blog il y a de sgens des beaux quartiers et d'autres qui les singent (imitation des mâles dominants, très classique...)

avant de ressortir vos catéchismes de grandes écoles sur le "grand soir" "les fantaisies" etc, penchez vous sur les neurosciences, réfléchissez à ce qui peut changer dans les mentalités et à ce qui
ne change pas, étudiez l'histoire de notre espèce, apprenez à argumenter avec des données factuelles comme je le fais dans mes livres plutôt qu'avec vos demi-mots, sourire méprisant au coin des
lèvres (ce rictus des conservateurs bien pensants bien connu depuis des siècles, et qui a étouffé bien des changements sociaux et gâché des millions d'existences). Mais bon allez, je vous laisse
entre vous, avec vos formules toutes faites et votre autosatisfaction collective de gens soi-disant modérés


Euromaque 22/02/2010 22:31


"des beaux quartiers"... ça, c'est la meilleure. Allez, salut.


fd 22/02/2010 21:29


"Société d'amour et autres fantaisies" - c'est marrant comme les lecteurs de ce blog ont le mépris facile. Messieurs je vous laisse entre gens raisonnables des beaux quartiers, et retourne à ma
lointaine banlieue où l'air est mille fois plus salubre qu'à votre contact.


edgar 22/02/2010 18:19


Merci Fabien pour ces précisions. des fois un rapide retour sur les principes de base est utile...


Fabien Besnard 22/02/2010 14:38



Edgar a dit :
"Bref, je reste sceptique par rapport à tout ce qui est grand soir et révolution définitive des mentalités, et encore plus sceptique quand ces mesures radicales ne sont pas définies.


Ca revient à dire que je ne sais pas bien ce que serait une société égalitaire, même si je refuse clairement une société trop inégalitaire."

On peut très bien comprendre ce que serait une société égalitaire à condition de ne pas faire de confusion sur le sens de ce mot : il s'agit d'égalité en droit et en dignité, pas d'égalité des
facultés et des talents.

Quant à l'égalité des richesses, elle est en grande partie conditionnée par l'égalité en droit (une richesse trop grande engendre un pouvoir sans contrôle, par nature abusif. Exemple concret :
aucune entité ne devrait détenir un pouvoir économique rivalisant avec celui d'un état. Application : nationalisons les banques.), et par l'égalité en dignité (qu'un PDG gagne des
millions d'euros ne serait pas choquant dans une société où chacun serait rémunéré décemment pour son travail et où règnerait le plein-emploi). Bref, les inégalités de richesses sont tolérables,
et même utiles pour l'émulation qu'elles suscitent, dans la mesure où elles n'empiètent pas sur les deux autres égalités.

Vous aurez compris que je ne fais que décrire l'idéal démocratique. C'est à la fois utopique et réaliste. Utopique parce qu'il suffit de regarder autour de nous pour voir à quel point nous
ne sommes loin. Réaliste parce que cela ne demande pas comme préalable de changer l'Homme : cet idéal est parfaitement compatible avec l'égoïsme fondamental de notre espèce, sur lequel tout
jugement moral est à la fois vain et déplacé. Au contraire, l'égoïsme, la vigilance de chacun sur la défense de ses intérêts particulier, sont des leviers au service de la vertu
publique : lire et relire Machiavel à ce sujet.

Donnons-nous déjà ces objectifs là. Je crois qu'ils sont de nature à susciter l'alliance, ô combien nécessaire en ces temps de réaction et d'obscurantisme, des républicains de droite et de
gauche.

Quand ils seront atteints, il sera bien temps de se poser la question de l'avènement de la société de l'amour et autres fantaisies.



edgar 22/02/2010 10:40



Il ne me semble pas avoir lu de reportages sur Chomsky ramassant les poubelles pour se détendre, en proie à une montée d'amour. il me semble que si le cas s'était produit on en aurait parlé.


Bref, je reste sceptique par rapport à tout ce qui est grand soir et révolution définitive des mentalités, et encore plus sceptique quand ces mesures radicales ne sont pas définies.


Ca revient à dire que je ne sais pas bien ce que serait une société égalitaire, même si je refuse clairement une société trop inégalitaire.


 


 



fd 21/02/2010 17:50


Chomsky, qui a bien de égards est qualifié de "liberal" aux USA, liberal radical (au point où socialisme autogestionaire et opposition aux institutions se recoupent) parie sur une société où
beaucoup de gens seraient volontaires pour être éboueurs, au moins à temps partiel - en plus d'un boulot intellectuel par exemple). Les "alternatifs" parient sur une certaine plasticité des
mentalités. En les changeant profondément, une autre organisation sociale devient possible. Le "pari de l'amour" en quelque sorte. Mais comme chacun sait tout le monde a peur de l'amour ! rire. Je
n'aime pas du tout Badiou (sauf son livre Le siècle et celui sur st paul - les moins philosophique et les moins programmatiques). Son dernier livre sur l'amour justement rejoint presque la vacuité
de zizek


edgar 21/02/2010 09:14



C'est la gauche libérale toujours du bon côté du manche que tu décris, même la droite s'y met. Un Eric le Boucher, un Dominique Seux ou autre chroniqueur tendance trouvera toujours moyen de
justifier demain ce qu'il vilipendait hier.


Pour ma part, je serais ravi qu'un supplément de régulation se mette en place, je doute qu'il soit à la hauteur de ce qui est nécessaire.


Au delà de ça, tu me fais penser à un billet que je n'arrive pas à écrire, consacré aux limites de ce à quoi je crois. Je vois clairement ce que je n'aime pas dans le système libéral, je vois
moins bien ce qu'il y a de réaliste dans l'idéal communiste tel que décrit par Badiou. Le culte du sans-papiers c'est bien, que fait-on une fois qu'on les a régularisés ? Qui continue à faire
balayeur et au nom de quoi ?


 



fd 21/02/2010 04:22



Le Wallstreet Journal hier faisait sa "Une" sur le fait que la liberté de circulation des capitaux n'était plus du tout tendance, et que les opérateurs financier eux-mêmes demandent de plus en
plus une nouvelle régulation. Les keynésiens placides peuvent donc attendre tranquillement : leur doctrines seront à nouveau en odeur de sainteté dans dix ou quinze ans. C'est quand même reposant
d'être du centre-gauche. On lit gentiment Libé (qui hier expiquait à ses lecteurs que le gentil gouvernement géorgien que BHL adore organisait une conférence à Paris pour exposer son projet
"humanitaire" au profit des régions "pro-russes" sic sécessionnistes - à mon avis si un abkhaze a lu ce papier, il a dû s'étrangler d'indignation), et l'on attend le retour de la régulation (en
se disant que les lustres qu'on aura passés à s'accomoder du néolibéralisme n'auront été que des erreurs de jeunesse sans grande conséquence).