La lettre volée

Notes et idées : Politique, Bandes dessinées, Polars, Media, Actualité, Europe...

Tsipras aime Juncker

Voilà donc, à la demande générale, quelques références sur le soutien de Tsipras à Juncker :

 

Europe 1 : les soutiens de Tsipras et Cohn-Bendit à Jean-Claude Juncker interpellent au sein de la gauche française

Euronews : Tsipras: Juncker should be first to seek majority for EC Presidency​

Initiative communiste : 

TSIPRAS vote JUNCKER : 1914-2014, la Social-Démocratie dans la même logique !

Extrait :

 "TSIPRAS, chef de SYRIZA, candidat de « la gauche de la gauche », du PGE à la présidence de la Commission européenne, appelle à voter pour Jean-Claude JUNCKER, candidat de la droite et du PPE à la présidence de la Commission.

 

Pourquoi ? Parce que le « suffrage universel » – avec en Europe environ 70% d’abstention ! – a placé le candidat de droite en tête….On croit rêver.

 

Avec une telle logique, les députés du Front de Gauche français devraient voter pour un premier ministre UMP si l’UMP arrive première sans tenir compte de ses positions politiques, de son programme économique et social."

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Edgar

blogueur parisien depuis 2005

Commenter cet article

jmfayard 10/07/2014 02:12


Hello,


oui, ça n'a effectivement rien de secret, c'est assumé et approuvé


Autre source ici : http://lipietz.net/?page=blog&id_breve=494


Effectivement, comme le montre le commentaire précédent, c'est deux conceptions qui s'affrontent.


D'un côté le principe souveraineté nationale qui confèrerait à n'importe quel autre gouvernement d'exclure tout autre que le plus petit dénominateur commun.


De l'autre, défense du principe de la possibilité d'une démocratie européenne. Le chef de l'exécutif européen ne soit donc pas être soumis aux oukazes de Cameron mais représenter une coalition
majoritaire. 


La bonen analogie est : "Avec une telle logique, les députés du Front de Gauche français acceptent que la France soit gouverné à droite (Valls/Hollande) sans pour autant partager leurs positions
politiques et programmes économiques et social".


On peut ne pas partager cette logique supranationale mais elle a sa cohérence.


Si on ne la partage pas, (et même si on la partage vu les insuffisances actuelles du principe supranational), la moindre des choses est de répondre à la question de comment on fait pour
s'attaquer aux problèmes globaux dans un monde où de plus en plus les battements d'ailes des papillons en Chine ou ailleurs déclenchent des tornades à l'autre bout du monde.


Là dessus en général silence et bouche cousue.


C'est pourquoi j'ai été très heureusement surpris par cette conférence TED de Simon Anholt


http://www.ted.com/talks/simon_anholt_which_country_does_the_most_good_for_the_world


Son idée presque enfantine est que chacun se demande à toute occasion, et interpelle son entourage sur cette question incroyablement simple : "Is that what a Good country would do?" 

Julian 02/07/2014 15:58


MM Tsipras et Cohn-Bendit sont deux internationalistes profondément mus par une farouche volonté de démolir les nations européennes.


M. Juncker est un intégriste européen, mu par une volonté farouche de contribuer à la mise en oeuvre d'un Etat fédéral européen et à la démolition corrélée des nations européennes.


Les institutions  actuelles de l'UE se révèlent ( au moins s'agissant des pays du sud de l'Europe) être un puissant facteur de démolition des dites nations.


M. Juncker souhaite renforcer les institutions fédéralistes de l'UE et, partant, renforcer le processus de dé-nationalisation en cours.


 


En bons "pros" internationalistes, MM Tsipras et Cohn-Bendit ont appelé à voter en faveur de M. Juncker. Deux avantages : M. Juncker fera bien  "le bon boulot" européiste, mais, en raison de
son appartenance aux droites, il sera toujours possible de le flinguer politiquement, ce qui sera bien sûr le gage d'une certaine prospérité élecrorale "de gauche".


Oui, Tsipras et Cohn-Bendit sont de grands professionnels.


 


Il faut toute la candeur d'un "refondateur communiste" pour s'étonner et se scandaliser de cet attelage et de la concordance d'intêrets qu'il couvre.


L'Histoire est remplie de telles subtiles "alliances".


Il serait grand temps que les opposants aux institutions de l'UE prennent exemple... de MM Tsipras et Cohn-Bendit !