La lettre volée

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Robert Fisk sur les banques

Fisk est un spécialiste reconnu du Moyen Orient. Il se lâche, dans l'Independent, sur les banques :

 

 The banks and the rating agencies have become the dictators of the West. Like the Mubaraks and Ben Alis, the banks believed – and still believe – they are owners of their countries. The elections which give them power have – through the gutlessness and collusion of governments – become as false as the polls to which the Arabs were forced to troop decade after decade to anoint their own national property owners. Goldman Sachs and the Royal Bank of Scotland became the Mubaraks and Ben Alis of the US and the UK, each gobbling up the people's wealth in bogus rewards and bonuses for their vicious bosses on a scale infinitely more rapacious than their greedy Arab dictator-brothers could imagine.

 

(habituellement je traduis les citations en anglais. Manque de temps. Si quelqu'un traduit en commentaire, je réinsèrerai ici. habituellement j'ajoute un blabla pour commenter aussi. Même manque de temps).

 

Merci Gilles :

 

"Les banques et les agences de notation sont devenues les dictateurs de l'Occident. Comme Moubarak et Ben Ali, les banques croyaient et croient encore qu'elles sont les propriétaires des pays où elles sont implantées.

Les élections qui leurs ont donné le pouvoir, par l'intermédiaire et grâce à la complicité de gouvernements sans courage politique, deviennent aussi fausses que les simulacres d'élections, ces consultations imposées où les Arabes décennie après décennie, oignaient les propriétaires de leurs pays. Goldman Sachs et la Royal Bank of Scotland sont devenues les Moubarak et les Ben Ali des États-Unis et du Royaume-Uni, chacun engloutissant la richesse du peuple dans des récompenses factices et des bonus pour leurs  patrons vicieux à une échelle infiniment plus rapace que ce que leurs frères en dictatures arabes pouvaient imaginer." 

 

 

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Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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Boreas 14/01/2012 15:37


Bonjour,


Je découvre votre billet.


J'avais fait, en son temps, une traduction complète de l'article de Fisk ici :


http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2011/12/16/les-banquiers-sont-les-dictateurs-de-l-occident.html


Vous pouvez la reprendre si vous voulez.


Cordialement.

DAELIII 13/12/2011 16:35


Les banques ne sont rien en elles même. La même oligarchie les détient qui partout cherche à satisfaire sa soif de richesses et d'inégalités, dans la terre ou l'industrie, par l'extorsion et le
décervelage. Retrouvons les vrais décideurs sans nous arrêter au décor ou aux exécutants.


Qui de Kerviel ou Bétencour, de Sarkozy ou de Lagardère a le réel pouvoir, à quelques rarissimes exceptions près, comme Giscard  dit d'Estaing qui combine les deux en France ?


Revenons toujours au réel, comme je tentais de le faire dans mon commentaire au billet précédant.


Mais merci encore, et sans flagornerie, pour ces billets où j'ai découvert que la lumière n'était pas déjà partout éteinte.

gilles 13/12/2011 12:00


pouvaient imaginer ( pluriel )

gilles 13/12/2011 11:59







Bonjour Edgar, obligé d'ajouter dans ma traduction, une portion de phrase explicative pour expliquer « polls », sinon je ne comprends pas l'usage de ce mot par Fisk. Hésitation à la fin à choisir
entre « pouvait imaginer » et « ne pouvait imaginer ».


 


Les banques et les agences de notation sont devenues les dictateurs de l'Occident. Comme Moubarak et Ben Ali, les banques croyaient et croient encore qu'elles sont les propriétaires des pays où
elles sont implantées. Les élections qui leurs ont donné le pouvoir, par l'intermédiaire et grâce à la complicité de gouvernements sans courage politique, deviennent aussi fausses que les
sondages, puisque nous ne pouvions pas appeler élections, ces consultations forcées où les Arabes décennie après décennie, oignaient les propriétaires de leurs pays. Goldman Sachs et la Royal
Bank of Scotland sont devenues les Moubarak et les Ben Ali des États-Unis et du Royaume-Uni, chacun engloutissant la richesse du peuple dans des récompenses factices et des bonus pour leurs
patrons vicieux à une échelle infiniment plus rapace que ce que leurs frères en dictatures arabes pouvait imaginer.