La lettre volée

Notes et idées : Politique, Bandes dessinées, Polars, Media, Actualité, Europe...

Pauillac, cuvée césium 2000

On trouve partout des infos sur le nucléaire en ce moment. Y compris des retours sur des incidents antérieurs. Par exemple celui de la centrale du Blayais survenu en décembre 1999.

Maintenant que la centrale de Fukushima semble devoir tenir bon, que la sidération, qui fait oublier la distance, s'amoindrit, on peut enfin accabler les japonais. Notre bon journal du soir éditorialise donc : "l'insuffisance des mesures de sécurité de ses centrales nucléaires [du Japon] en prévision d'un séisme et d'un tsunami de cette ampleur est irresponsable, sinon coupable".

Doit-on comprendre que jamais cela ne pourrait arriver chez nous ?

L'actualité fait donc ressortir cet article de Sud-Ouest des archives : en décembre 1999, après une tempête, la centrale du Blayas a connu un incident pas complètement éloigné de ce qui s'est passé au Japon. Et sans tremblement de terre.

Pas grave, si la centrale avait réellement connu des problèmes, on stérilisait une zone de 20 kilomètres à la ronde et puis voilà.

Ce qui est amusant c'est de prendre une carte pour voir ce que contient ce cercle de 20 kilomètres autour de Braud-et-Saint-Louis. On trouve des noms comme : Pauillac, Saint-Estéphe, Marbuzet,  Mouton-Rothschild, Pichon-Longueville...

 

 

Les cuvées 2000 et suivantes, dans le bordelais, ont donc sérieusement failli avoir un bon goût de césium, à côté de tanins plus aromatiques.

Je ne suis pas un fanatique de l'écologie, bien des écolos me semblent trop puritains pour être honnêtes. Mais malgré les assurances des experts, je suis assez favorable à une réduction de la part du nucléaire dans la production française.

Je comprends cependant un argument pro-nucléaire, même si celui-ci est rarement exprimé : abandonner le nucléaire serait laisser tomber l'un des derniers grands programme nationaux volontaristes français.

La SNCF est démantelée ou transformée en compagnie aérienne, ce qui revient au même ; l'éducation nationale supprime quelques milliers de postes par an, on sait bien que si le programme nucléaire français était abandonné, Bruxelles veillerait à ce que les choix énergétiques futurs soient laissés au privé.

Les ingénieurs français, l'Etat, seraient parfaitement capables de définir des plans volontaristes en matière solaire, ou dans l'éolien, ou la biomasse. Si nous fonctionnions encore librement, des sociétés publiques auraient été créées avec mission de réduire sur trente ans la part du nucléaire en France. Comme cela a été fait autour du CEA dans les années 50. Aujourd'hui nous en sommes empêchés par notre appartenance à l'Union européenne, qui nous oblige par exemple à verser à des sociétés privées, sans contrôle, un quart des bénéfices du choix nucléaire. Bénéfices qui auraient pu financer pas mal de R&D publique.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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f. 31/03/2011 23:08



Bricmont écrit toujours le même article depuis 10 ans et se prend pour un dieu parce qu'il a réussi à publier un livre et demi en 15 ans. Ce genre de mec est surestimé du fait de la culture
Internet qui fait circuler dans tous les sens ses articles vite lus et vite compris.



gilles 28/03/2011 23:09



En Afrique, bien des économies dépendent de l'État libyen
Cache du site : Marchés tropicaux et méditerranéens 



Le vendredi 11 mars 2011 15:39 , par Stéphane AUBOUARD , dernière mise à jour 12 mars 2011 15:17



À l’heure où le régime du colonel Kadhafi vacille sous la pression de la communauté internationale, la grande majorité des pays africains reste plutôt discrète sur la question de l’éviction du
guide. Et pour cause, l'économie de la plupart des pays du continent dépend de l'État libyen. Les entreprises africaines retiennent leur souffle.
Le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal... et c'est tout. Ils sont trois pays sur l'ensemble du continent à avoir condamné la répression menée en Libye par le colonel Kadhafi ; quant à l’Union
africaine, elle s'est à peine prononcée sur le sujet, sinon pour signifier qu'elle n'était ni contre les rebelles ni contre le régime... avant de nommer un comité ad hoc de haut niveau sur la
Libye composé de cinq chefs d’État (Mauritanie, Congo, Mali, Afrique du Sud et Ouganda) et du président de la Commission de l’UA, le Gabonais Jean Ping. Selon l’UA, ce comité doit « urgemment »
se mettre au travail pour faciliter un dialogue inclusif entre les parties en Libye.
Une discrétion et une absence de condamnation qui peuvent choquer, mais qui s’expliquent aussi aisément. Des centaines d'entreprises réparties sur 25 pays du continent profitent aujourd'hui de
près ou de loin des pétrodollars libyens investis ces dix dernières années. Parmi les secteurs les plus représentés on trouve le tourisme et l’immobilier (60 % des investissements actuels),
l’agriculture, le secteur forestier, l’industrie, le commerce (avec en particulier Oil Libya, présente dans plus de 20 pays) et le secteur minier. Or, avec la crise libyenne actuelle, c'est le
spectre de la faillite qui plane au dessus de ces entreprises.
Laaico : bras financier de Kadhafi en Afrique
Parmi les nombreuses structures financières libyennes à l’étranger, un nom est à retenir pour l'Afrique : la Laaico (Libya Arab Africa Investment Company). A l’occasion d’une rencontre d’affaires
organisée à Paris en octobre 2010 réunissant les entreprises françaises et les fonds libyens, Salem Serkik, directeur général adjoint de la Laaico, avait donné dans nos colonnes des chiffres pour
le moins parlants : entre 1991 et 2008, les investissements de son organisme seraient passés de $ 25 millions à $ 1,5 milliard, avant de baisser légèrement depuis deux ans.

Mais l'argent n'est pas le seul lien. La Cen-Sad, la Communauté des États sahélo-sahariens, qui regroupe 28 pays, traduit également sur le plan politique l'influence du colonel Kadhafi. Aussi la
Laaico possède-t-elle une vingtaine de filiales dont certaines comptent des États comme actionnaires (Guinée, Niger, Madagascar, Éthiopie). Reste que ce sont les pays où le secteur privé a le
plus coopéré qui semblent aujourd’hui le plus en danger. C’est le cas du Mali, où les fonds d’investissements libyens sont particulièrement importants dans les secteurs vitaux comme le tourisme
et l’hôtellerie aujourd’hui très fragilisés. C’est le cas aussi de l’Ouganda avec UTL (Uganda Telecom Limited) dont le capital appartient aux deux tiers au LAP (Libya Africa Portfolio). Le géant
de la téléphonie ougandaise ne s’en cache pas : il est au bord de la faillite et se retrouve insolvable, avec une dette avoisinant les € 10 millions. Ce genre de scénario pourrait se répéter dans
bien d’autres entreprises et secteurs du pays.
Par ailleurs Oil Libya, majoritaire au Kenya, tient par le col les consommateurs de pétrole au Kenya, en Ouganda et au Rwanda, dans le domaine de la distribution avec notamment des retards
importants concernant la construction d’un pipeline entre Eldoret [dans l'ouest du Kenya] et Kampala… pour des raisons financières.
On le voit, les fonds d’investissement du colonel Kadhafi sont aujourd’hui un atout non négligeable dans la manche du leader libyen ; peut-être son arme la plus redoutable en Afrique comme
ailleurs.







gilles 26/03/2011 21:35



25 mars 2011 19h 20


 





 


À Bamako, des milliers de personnes ont manifesté en soutien à Kadhafi.


Marche de soutien à Kadhafi à Bamako. Plusieurs milliers de personnes ont participé à cette marche, dénonçant l'engagement des États occidentaux, la France surtout, dans les bombardements
d'objectifs militaires libyens. Parmi les slogans, on pouvait lire : « Sarkozy, quitte la Libye », « Non aux bombardements français » en Libye. 


 


 


 


18h30. « La Libye s'engage à un cessez-le-feu, et la communauté internationale devrait imposer la même obligation aux autres parties » en conflit, ont estimé les représentants du colonel
Mouammar Kadhafi présents lors d'une réunion de l'Union africaine à Addis Abeba. « Le gouvernement s'engage également à accepter une mission de vérification du cessez-le-feu par l'UA », mais
demande en contrepartie « la cessation des bombardements aériens », la levée du blocus naval et de l'embargo économique. « Ce qui se passe aujourd'hui en Libye est un problème strictement
africain qui ne peut être réglé que par la seule Union africaine », concluent les délégués de Kadhafi.


 


 


15h15. Explosions près d'Ajdabiya. Deux grosses explosions ont retenti près de cette ville de l'Est libyen aux mains des forces pro-Kadhafi, alors qu'un énorme panache de fumée se dégage
à l'horizon, selon un journaliste de l'AFP. Par ailleurs, des témoins rapportent que les rebelles menent des incursions de plus en plus fréquentes pour reprendre le contrôle de cette ville clé,
située à 160 km au sud de Benghazi, le fief des insurgés. 


 





 


Des rebelles libyens prient sur la route d'Ajdabiya AFP/ARIS MESSINIS


 


 





 


11h15. Manif contre la coalition en Inde. Des militants du parti communiste indien se rassemblent et brûlent le drapeau américain pour manifester leur désapprobation de l'intervention
militaire de la coalition en Libye.


 


Khadafi a utilisé la richesse provenant du pétrole pour développer l'économie et le niveau de vie de nombreux travailleurs africains.


 


 


http://www.mtm-news.com/article/en-afrique-bien-des-économies-dépendent-létat-libyen


 


 



gilles 25/03/2011 23:32



Au lieu de la publicité pour les centrales nucléaires, quelques éléments d'informations sur la Libye


 


 


Lisez ce dossier de L’ Agence des Nations-Unies pour les réfugiés ( qui n’est pas que je sache une organisation anti-OTAN ) sur le rôle du mouvement Djava Khalifa Haftar en Libye :
 et suivez les pistes indiquées : Lybian National Army, National Front for the Salvation of Libya;


 


Rapport de la Commission de l'immigration et du statut du réfugié au Canada transmis à l'Agence des
Nations-Unies pour les réfugiés (UNHCR)


 


 


 






 


Le pétrole libyen est de qualité, peu cher à produire et proche des centres de consommation. Second pays producteur africain derrière le Nigeria et devant l’Algérie, la Libye a une capacité de
production de 1,8 million de barils par jour. Elle possède des réserves de pétrole évaluées à 43 milliards de barils. Elle a visé les 3 millions de barils quotidiens en 2010. Pour rappel, ce pays
du Maghreb a réalisé près de 40 milliards de dollars de recettes pétrolières en 2007, un peu plus qu’en 2006, selon les chiffres de la Compagnie nationale libyenne du pétrole (NOC). Le pays de
Kadhafi possède aussi des réserves de gaz naturel estimées à 1314 milliards de mètres cubes, indiquent les chiffres officiels de l’Opep.


 


Dans les années 50, une blague circulait à la Maison Blanche, au sein de l’administration Eisenhower qui se développa ensuite en véritable théorie politique sous Reagan. Comment distinguer les
bons des mauvais Arabes ? Un bon Arabe fait ce que les Etats-Unis lui disent. En échange, il reçoit des avions, est autorisé à déposer son argent en Suisse, est invité à Washington, etc.
Eisenhower et Reagan nommaient ces bons Arabes : les rois d’Arabie Saoudite et de Jordanie, les cheikhs et émirs du Koweït et du Golfe, le Shah d’Iran, le roi du Maroc et bien-sûr, le roi Idriss
de Libye. Les mauvais Arabes ? Ceux qui n’obéissaient pas à Washington : Nasser, Kadhafi, Saddam plus tard…


 


Tout de même, Kadhafi n’est pas très fréquentable !


Kadhafi n’est pas un mauvais Arabe parce qu’il fait tirer sur la foule. On fait la même chose en Arabie Saoudite ou au Bahreïn et les dirigeants de ces pays reçoivent tous les honneurs de
l’Occident. Kadhafi est un mauvais Arabe parce qu’il a nationalisé le pétrole libyen que les compagnies occidentales considéraient – jusqu’à la révolution de 69 – comme leur appartenant. 


 


S'il y avait la moindre vérité dans les préoccupations « humanitaires » et « démocratiques » du discours légitimant l'intervention occidentale en Libye, nous verrions la même exigence s'imposer
pour le Yemen, Bahrein, Oman ; où des civils sont également tués par les forces des dictateurs au pouvoir semblables à Kadhafi.


 


Maximilien de Robespierre, 2 janvier 1792, au Club des Jacobins : « La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d’un politique est de croire qu’il suffise à un peuple d’entrer à main
armée chez un peuple étranger, pour lui faire adopter ses lois et sa constitution. Personne n’aime les missionnaires armés ; et le premier conseil que donnent la nature et la prudence, c’est de
les repousser comme des ennemis. »



 


 


 


Pétition : « Non à l'intervention étrangère en Libye ! »                                 


Libye : déclaration de Jean-Luc Mélenchon (PG)      


 


Une déclaration de Franck Bianchéri (Président de Newropéans)( Un Parti pour le
fédéralisme européen avec lequel je ne suis pas d'accord d'habitude ! )     



Descartes 23/03/2011 22:38



@edgar


Sois juste avec moi... j'ai pris volontairement quatre projets, un par décennie des '60 aux '90...


Il est vrai que l'idéologie fédéraliste européenne a abouti à l'idée que le secteur privé allait prendre le relais de l'Etat, qu'il était superflu d'avoir une politique industrielle. Et cette
idéologie, dont la gauche ne s'est toujours pas débarrassé, a fait beaucoup de mal. Mais ce qui est en cause n'est pas la capacité de l'Etat à faire, mais le choix politique de faire.


Par ailleurs, la raison pour laquelle la filière Thorium n'est pas développée en France est qu'elle est beaucoup moins prometteuse qu'on ne le dit. L'Inde en a fait un article de foi de sa
politique énergétique depuis quarante ans (parce qu'elle a des réserves importantes de Thorium sur son territoire) mais pour le moment n'a pas construit de réacteur qui démontre la faisabilité de
la filière. Quant à la Chine, elle n'a même pas de programme dans le domaine.



edgar 23/03/2011 19:49



Descartes : j'adore "et ils le font", suivi de citations concernant des grands projets des années 60. Aujourd'hui ils ne le feront plus car l'Etat n'est plus capable d'impulser des stratégies
industrielles. C'est interdit par Bruxelles. On voit bien avec les revirements et atermoiements sur le solaire et l'éolien par exemple, qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion. Et on voit bien
également que la seule vocation assignée aujourd'hui au nucléaire c'est de faire du pognon, si possible privatisable. Sinon on aurait investi dans le thorium par exemple, comme vont le faire la
Chine et l'Inde.


Olyvier, Joe et  nationalistejacobin : merci pour les commentaires !



Descartes 23/03/2011 17:37



Les ingénieurs français, l'Etat, seraient parfaitement capables de définir des plans volontaristes en matière solaire, ou dans l'éolien, ou la biomasse.


Et ils le font. Au hasard, je citerai comme exemples l'usine marémotrice de la Rance, la centrale solaire à concentration Thémis, les recherches sur les panneaux photovoltaïques entreprises par
le CEA dans les années 1970 et sur la biomasse dans les années 1980. Les ingénieurs français et les grandes institutions étatiques sont parfaitement capables de lancer des programmes.


Seulement voilà: malgré les progrès, ces différentes sources d'énergie ne sont pas capables de remplacer le nucléaire et les combustibles fossiles. Elles peuvent à l'heure actuelle servir
d'énergies d'appoint (et donc diminuer un peu la demande sur le parc nucléaire et thermique) mais elles ont des densités énergétiques trop faibles et trop aléatoires pour qu'on puisse y compter.


Pour ce qui concerne les écolos, on peut dire qu'on se trouve en face d'un phénomène religieux (au sens stricte du terme): c'est l'opposition au nucléaire qui les "relie" et constitue leur
identité. Il est d'ailleurs significatif que chaque amélioration apporté aux réacteurs, chaque découverte permettant d'améliorer le cycle du combustible est accueillie non pas comme un progrès
mais comme un recul.


Les mots aussi ont leur importance: vous trouverez plein de sites écolo qui vous parleront de "célébrer l'anniversaire de Tchernobyl" et non pas de le "commémorer", ce qui resterait somme toute
plus décent. Seulement, si Tchernobyl fut une mauvaise affaire pour les ukrainiens, ce fut une très bonne affaire pour les écolos... au point qu'on en trouve aujourd'hui pour regretter (à mots
couverts, bien évidement) que l'affaire Fukujima ne soit pas une véritable catastrophe !



olyvier 23/03/2011 08:23



Merci à Edgar pour :


- souligner l'étrange puritanisme des Verts ; j'ajouterais : cette manière d'avoir raison jusqu'à la disqualification de tout objecteur ;


- ré-introduire la question de la propriété de la production d'énergie, actuellement noyée dans la question du risque nucléaire.



Joe Liqueur 22/03/2011 23:36



Assez d'accord avec nationaliste jacobin, et aussi avec Edgar à certains égards.


Quelques remarques un peu lapidaires :


-En terme de rendement, le nucléaire est de très, très loin la technologie de production d'énergie la plus intéressante ; le solaire et a fortiori l'éolien sont totalement ridicules en
comparaison ; prétendre, comme le fait Daniel Cohn-Bendit, que le nucléaire serait une technologie du passé, me semble assez grotesque pour ne pas dire choquant ;


-La vraie question que l'on devrait se poser, c'est comment mobiliser la main-d'œuvre (très qualifiée) capable de mettre enfin au point des réacteurs nucléaires ne présentant pas les dangers
terrifiants de nos réacteurs actuels ; et nous avons quelques pistes, entre l'EPR (troisième génération), qui représente déjà un net progrès (mais il paraît qu'il était déjà "trop sûr", voir le
Canard de mercredi dernier…), les HTR (quatrième génération) qui seraient encore plus sécurisés (même si on reste dans le fissile), et surtout la fusion qui représente un grand saut technologique
(voir le dossier de Science & Vie). Evidemment, tant que nos esprits les plus brillants seront tous occupés à vendre des smartphones à obsolescence programmée, ou à "restructurer" des
entreprises en mettant en œuvre des "plans de sauverarde de l'emploi", ça ne risque pas d'avancer très vite…


-Dans tous les cas, nous aurons sur les bras un tas de déchets issus de la fission, à ce stade hautement toxiques pour quelques dizaines de milliers d'années, autant dire pour toujours. Je ne
sais pas dans quelle mesure on peut espérer les traiter ou éventuellement les recycler, mais il me semble que l'autre grande question à se poser, c'est quand est-ce qu'on se bougera enfin le cul
pour délocaliser la pollution (et les déchets) non pas dans les pays émergents ou pauvres, mais dans l'espace ? (Ce qui pose exactement les mêmes problèmes que la question précédente)



nationalistejacobin 22/03/2011 15:52



Moi aussi je suis favorable à une réduction de la part du nucléaire, sans être anti-nucléaire primaire. Mais je me pose une question: comment se fait-il que, malgré des investissements
conséquents dans les "énergies propres", l'Allemagne ait dû se résoudre il y a quelques temps à rouvrir ses centrales... ou à acheter de l'électricité aux centrales nucléaires du voisin
français?


On ne m'ôtera pas de l'idée que les "énergies renouvelables", malgré des années de recherche et de l'argent (en Allemagne, des sommes importantes ont été consacrées à ce secteur tout de même), ne
sont manifestement pas au point ou alors coûtent trop cher pour être rentables. Je me demande s'il y a vraiment une alternative crédible au nucléaire en ce moment.


En France, le vrai problème que pose le nucléaire, ce sont les déchets et leur stockage. La vérité est qu'on commence à en avoir beaucoup, et aucune solution de stockage ne paraît vraiment sure
et satisfaisante. Les anti-nucléaires devraient peut-être développer cet argument plutôt que l'idée d'un tremblement de terre millénariste en France...