La lettre volée

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Mais où est donc passée la France, et autres assauts de la propagande

Un article dans le Monde de Rémy Knafou, professeur de géographie de Paris I (émérite, c'est-à-dire retraité), sur les nouveaux programmes de géographie de première : "à lire les nouveaux programmes de géographie de 1re, on reste pantois devant l'élision du niveau national : l'entité "France", celle de la République française, a purement et simplement disparu au profit de deux autres niveaux : le niveau européen, d'un côté, et celui des territoires qui composent la France, de l'autre, la part belle étant faite aux "territoires de proximité" (Mais où est donc passée la France ?).

 

La propagande des souverainistes européens a bien fait son travail.

 *

Autre  avancée d'une nouvelle religion, la journée obligatoire de formation au féminisme décrite par le blogueur Descartes. Une invention des curés de l'université de Paris VII. Un billet à lire du début jusqu'à la fin.

*

 Evidemment ça craint de râler contre ces deux phénomènes, ça ne fait pas très moderne. Tant pis.

*

 Un peu pour ne pas rester totalement déconnecté, et un peu parce que j'ai envie de donner une prime au plus remuant, j'irai probablement voter Montebourg à la primaire du PS dimanche. [pause] Mais comme je viens de lire qu'il a voté oui au Congrès pour ratifier Lisbonne, je crois que finalement je vais rester chez moi... On ne peut pas s'asseoir sur les suffrages des français un jour et les réclamer pour soi un autre. Merci au lecteur plus attentif que moi. Je pense que j'irai donc voter Montebourg dimanche...

 

 

 

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Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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fd 09/10/2011 11:53



Comme mes commentaires sur le blog de descartes ne ssent ps, je laisse un mot ur ce blog pour souligner que j'approuve tout à fait le refus du constructivisme qu'oppose Decartes à la nouvele
religion féminisme (le constructivime c'est "le genre est une construction sociale"). A noter que ça marche dans les deux sens. Il faut aussi le refuser pour la promotion de la cause masculine.
Donc il ne faudrait pas que le chiffre des morts violentes masculine ou de la faible espérance de vie des mecs soit analysé comme un signe d' "oppression sociale" des mecs. Il y a dans nos
dispositifs hormonaux masculins des causes "métasociales" à ces statistiques funestes. Pour la même raison je refuse que le statistiques des suicidés soient utilisées pour apprécier la qualité
d'un système politique quel qu'il soit.



edgar 05/10/2011 23:32



fred : c'est corrigé. assez d'accord avec toi sur la faf.



Joe Liqueur 05/10/2011 23:03



D'accord avec fd concernant la FAF.



fd 05/10/2011 21:36


a mon avis le role de cette fondation est surestimé cone dans l affaire gguyet. Peut etre montebourg n y est il que pour discuter avec des intellos de la gauche américaine ou faire de la
diplomatie. @edgar : tu devrais corriger ton billet d urgence ;-)


gilles 05/10/2011 21:19



C'est à dire que l'on ne tiendrait pas compte qu'Arnaud Montebourg est membre de la fondation franco-américaine ?


http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_franco-am%C3%A9ricaine


Je pensais aller voter Montebourg, puis j'ai découvert cela, depuis j'hésite.


 


 



edgar 05/10/2011 15:26



Gasp ! Merci Stu ! C'est corrigé. J'avais lu trop vite !



stu 05/10/2011 14:48



La source que vous pointez par rapport à Montebourg nous dit : 


"Au groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), il y a eu 17 votes pour, dont celui de
Jack Lang, 91 contre dont ceux de Laurent Fabius, d'Henri Emmanuelli et d'Arnaud Montebourg"


Si je comprends bien, il a alors voté contre, non ?



edgar 05/10/2011 10:12



Fred : c'est là pour hollande et l'arménie (http://www.lepost.fr/article/2011/09/27/2599806_francois-hollande-s-engage-contre-le-negationnisme-contre-le-genocide-armenien.html) effectivement
c'est de la démagogie pré-électorale.


Yoann : Montebourg a voté non en 2005, mais il a ratifié le traité de Lisbonne, qui est une version à peine modifiée du texte rejeté en 2005, le 4 février 2008. Cette ratification a été effectuée
par l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès à versailles. Un républicain honnête ayant voté oui en 2005 devait ce jour là se sentir tenu de voter non, pour ne pas laisser penser que
le Congrès pouvait défaire ce que la majorité des français  avait souhaité. Bayrou n'a pas fait ce choix. Montebourg a fait lui le choix de renier ses convictions ce jour là. il ne s'en
vante évidemment pas.


 


 


 



François GRIESMAR 05/10/2011 01:00



J'approuve votre billet : cet acharnement à éradiquer jusqu'au nom de notre patrie est malsain et odieux... et pour proposer quoi à la place ? Le magma antidémocratique de l'UE couronné par un
traité imposé au peuple qui venait de le rejeter clairement ? L'euro comme idole ?


Au sujet du commentaire sur la reconnaissance du génocide des Arméniens : je suis opposé à toutes ces lois, y compris la loi Gayssot. Bien entendu, il faut lutter contre ceux qui nient de tels
génocides : au mieux ce sont des fous, le plus souvent ce sont des gens malhonnêtes, voire des apologistes de telles horreurs et leur négationnisme n'est pas innocent. Mais voter des lois
"politoco-émotionnelles" au hasard des circonstances n'est pas la bonne réponse :


- cela donne l'impression que la vérité historique, déjà souvent difficile à établir par les gens compétents après des années de travail, dépend d'un vote politique, prétexte en or pour les
négationnistes pour quitter le champ des faits pour celui de la polémique


- où doit-on s'arrêter dans le vote de lois de circonstance ? Pourquoi pas aussi une loi consacrée au génocide des Tziganes par les nazis, des Aborigènes d'Australie, des Indiens d'Amérique, des
Incas au Pérou, des Chinois par les Japonais, etc., etc. ? Ces victimes valent-elles moins que celles qui sont "labellisées" par une loi spécifique ?


- il faut d'abord assurer un enseignement sérieux, honnête et complet de l'Histoire et non déverser sur les élèves une série de thèmes sans articulation entre eux et choisis selon ce qui est
tendance : peu de citoyens bien éduqués se laisseront tromper par des négationnistes


- je suis enfin certain qu'il y a d'autres moyens juridiques pour juguler le négationnisme, quelques soient les faits concernés : car il faut lutter fermement et sans répit contre la diffusion de
ces mensonges, ne serait-ce parce que nier la souffrance de l'autre est odieux pour les victimes, leurs proches et leurs descendants et constitue une tentative de désinformation notamment auprès
des jeunes générations : on sait que les totalitarismes du XXème siècle ont ainsi transformé des millions d'adolescents en brutes fanatiques et assassins. Soit les textes existants permettent de
contrer ces répugnantes tentatives, soit, si vraiment (c'est à des juristes qualifiés prenant le temps nécessaire de vérifier cela) il
faudrait alors envisager de voter un texte conçu en termes généraux pour mettre un terme à ces insultes et ces apologies implicites de génocide ; mais ce sera compliqué si on veut faire du
travail sérieux et non des gesticulations électorales.



Yohann 05/10/2011 00:23



J'ai été consterné par ce que nous décrit Knafou. J'ai également été consterné en apprenant qu'Aubry voulait rendre l'apprentissage des langues régionales obligatoire.


En revanche pour Montebourg, sauf erreur de ma part, il a dit non au traité de Lisbonne. Il s'en vante assez, et c'est écrit dans l'article de Quatremer, d'ailleurs...


http://www.marianne2.fr/Traite-de-Lisbonne-ceux-qui-ont-dit-non_a83643.html