La lettre volée

Notes et idées : Politique, Bandes dessinées, Polars, Media, Actualité, Europe...

Le retour des Brumes

Brumes, le blog d'un lecteur, est à nouveau alimenté. L'auteur est apparemment un boulimique de lecture, et éclectique en plus.

J'ai lu quelques bons billets, et pour son retour, il signe un billet saignant et bien mérité sur le supplément du Monde, M.

Une devise un peu snob accueille le lecteur - je crains d'être du mauvais côté de la barre : "The best lack all conviction, while the worst are full of passionate intensity", W.B.Yeats

 

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Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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odp 24/10/2013 12:15


Merci Edgar de nous signaler je trouve ce blog que je trouve très sympa. Quelques pisse-froid ne peuvent s'empêcher de déverser leur glaçon quotidien en privilégiant qui plus est le petit côté de
la lorgnette. Désolant. 

brumes 24/10/2013 08:56


Merci Edgar.


Je tiens à préciser qu'il ne s'agissait que d'une note d'humeur volontiers subjective, un peu humoristique (enfin elle me semblait l'être) sur un sujet complètement futile qui est la
forme et le fond de cet étrange et répugnant supplément que le quotidien de pénitence impose à ses abonnés (et je n'ai vu personne en dire tout le mal qu'il est possible d'en dire). Il ne me
semble pas avoir particulièrement gâché mon temps à souligner cette évidence si évidente que personne n'en dit jamais rien : l'immondice que représente ce prospectus-là.


Il y a des vérités qui paraissent naïves aux initiés, aux avertis, à ceux à qui on ne la fait pas, et je me félicite que vous en soyiez, mais ce sont des vérités qu'il ne faut pas hésiter à
rappeler de temps à autres. ;-)


@ "Daeliii" (ou Dael III ?), Le Monde a développé un style fait d'hypocrisie et d'objectivité biaisée, son histoire et son phénotype ne le
prédisposaient pas à adopter une ligne si explicitement matérialiste et ordurière.Cette dérive-là n'était pas inéluctable.


Vous semblez me reprocher d'être resté à la surface (certes) et de ne pas avoir ... critiqué les opinions passées du journal ? Je ne vois pas le rapport logique entre les opinions d'hier et la
prostitution d'aujourd'hui.


Il ne me semble pas que l'anticommunisme dans les années 50-60 ait été une erreur de jugement ; l'antigaullisme était partagé par une bonne partie de la gauche (et par des gens parfaitement sains
d'esprit) ; la défense de la construction européenne est une opinion respectable, qu'on la partage ou non.


Vous pouvez leur reprocher ces opinions en tant que citoyen parce que vous n'êtes pas d'accord avec elles, mais il n'y a pas en elles à relever d'indignité morale (je le répète,
l'indignité du Monde a toujours été dans sa méthode biaisée), alors qu'il y a bien une indignité morale, aujourd'hui, à se vendre, à se prostituer à l'industrie du luxe, à s'en vanter,
alors qu'on a, pendant 70 ans, clamé bien haut son indépendance, son austérité et sa neutralité.


Selon moi, il s'agit bien de deux réalités différentes. De même, pour Le Figaro, ou Le Point, ou Libé on peut être parfaitement en accord avec l'idéologie du journal et
le trouver creux, putassier ou vendu ; de même qu'on peut être parfaitement en désaccord avec lui et trouver néanmoins qu'un média fait montre d'une rigueur et d'un sérieux parfaitement
respectables.

Denis Griesmar 24/10/2013 00:49


Le torchon qu'est devenu ce journal ne méritait pas tant d'encre ! Longtemps, j'ai lu Le Monde de bonne heure . Sans
doute atteint par un masochisme partagé, hérité peut-être de parents également jansénistes, mais sûrement sauvé par un certain sens de l'Histoire, et par un gaullisme indéracinable.


Et puis, j'ai coupé les liens, respiré, regagné du temps, avec la satisfaction de m'être guéri tout seul d'une drogue toxique. Je crois que c'est l'histoire de la goutte d'eau qui fait déborder
le vase. Trop de vulgarité, certes, mais surtout trop de chiennerie. Et puis, quand j'y pense, ce journal ne m'apportait plus rien. Je pourrais l'écrire à leur place, comme exercice de style.
Depuis lors, je n'ai jamais été aussi bien informé, par la Toile. Inutile de préciser que je n'ai jamais eu la télévision.


Nous assistons sans doute à la fin d'une caste à la pourriture trop apparente : celle des journalistes "embedded". Ils ne sont plus crédibles, et leur prétention, appuyée sur les avantages de la
carte de presse, à exercer un monopole du droit au commentaire, et à la morale, ne fait même plus rire. Sic transit ...

Descartes 23/10/2013 23:13


J'y retiens un pragraphe si vous le voulez bien:


Dans un monde pourri par le divertissement, où l’austérité n’existe plus que dans les budgets des États, je rêve
d’impossibles ascèses, de sublimes dépouillements, de stoïques gravités ; je veux de la culture high-brow, je veux de la profondeur, de la subtilité, de la beauté, je veux cet univers
pénétrant, pétillant et spirituel que j’ai cru entrevoir, au loin, là-bas, brillant dans la grisaille de mes 16 ans (je devais être myope). Je me sens trahi : j’ai fait un long voyage, j’ai
beaucoup appris, je suis là, près d’eux, mais la citadelle est vide, le vent souffle dans les ruines de la ville et des saltimbanques ratés croient s’amuser sous une tente
sinistre.

fd 23/10/2013 23:06


d'accord avec Dael sur le côté très décevant du blog que signale Edgar

fd 23/10/2013 22:58


heureusement - à côté de cela il y a un certain nombre de blogs que tu mets en lien du tien qui ne fonctionnent plus

DAELIII 23/10/2013 22:52


Habitué à suivre les recommandations de lecture de M. Poe, je me suis précipité sur ce site au nom si poétique. Làs !
Si l'ire est, somme toute, justifiée, la naïveté du point de départ étonne. Etre déçu du contenu du "Monde" au point d'en faire tout un billet ! Mais quelle découverte ! Certes il est comique,
mais pas plus, de s'apercevoir que le journal issu d'Uriage n'hésite plus à discourir en grands détails sur la (les) définition(s) pertinente(s) des multiples formes possibles d'une pénétration
vaginale (épisode lors de l'accusation d' M. Assange). Mais au delà de ce racolage médiocre, il aurait été possible de se souvenir plus encore, à la fois de son anticommunisme aussi radical que
subreptice et jésuitique (pardon pour les croyants), de son opposition sans nuances à De Gaulle, comme de l'implication sans retenue de ses fondateurs et journalistes successifs dans la louange
béate des avatars successifs de l' "europe". Voilà qui, certes, donne moins de part au "sociétal" si contemporain, mais fonde une critique moins branchée. Quant aux "impératifs moraux de
Beuve-Méry", il aurait été possible de rappeler que ce dernier trouvait, avant 1939 déjà, quelque valeur à la future europe allemande, hitlériana non olet .....