La lettre volée

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La pétition de l'UPR contre la loi Fioraso et diverses nouvelles

Un lecteur me demande de signaler la pétition de l'UPR contre le projet de loi Fioraso.

J'avais oublié de mentionner cette pétition que j'ai signée tout récemment, qui proteste contre un des points contestables de la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche, la fin de l'enseignement de principe en français.

Pour la signer, c'est ici :

 http://www.petitions24.net/contre_la_loi_esr_fioraso_parce_que_pour_la_langue_francaise

 

*

Un autre méfait de l'Union européenne en matière d'enseignement supérieur est l'installation de deux écoles privées portugaises d'enseignement de l'orthophonie et de la chirurgie dentaire (à Toulon et Béziers).

Les dentistes diplômés de ces écoles sans examen d'entrée (hormis un chèque de 7 500 à 9 000 € chaque année), pourront échapper au numérus clausus.

La légalité de ce système est expliquée sur Dentoscope par le directeur de l'un de ces établissements : 

"vos diplômes seront-ils reconnus et vont-ils permettre à leurs détenteurs d'exercer ?


B. R. : Nous nous référons au traité de Bologne, que l'État français s'est engagé à respecter depuis 2010. Que dit le processus de Bologne ? Qu'un Européen de l'État de l'Union permet d'exercer dans toute l'Europe. Les études sont donc sanctionnées par une licence (trois ans), un master (cinq ans) et un doctorat (trois ans). Nos masters seront donc délivrés par l'université de Porto. Quant au principe de reconnaissance des diplômes européens : il est bel est bien acquis, sinon comment des praticiens espagnols ou roumains pourraient-ils exercer la profession de dentiste aujourd'hui en France ?"

 

Bien des choses à Madame Fioraso, qui dit s'opposer à de telles installations mais se fera fort probablement rappeler à l'ordre par les autorités bruxelloises : quand on décide de se soumettre, il y a un prix à payer.

 

 


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À propos

Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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Isabelle Voltaire 08/05/2013 11:11


Dans l'état actuel et regrettable de la législation, effectivement les diplômes de toutes écoles publiques ou privées de tous pays européens sont reconnus, et depuis longtemps, voir pour les
détails


http://www.laiq2012.net/LVK.html

Paracoua 20/03/2013 20:31


@ Alexandre Clément: cette réforme par semestres est en effet une catastrophe pédagogique - j'y ai eu droit en master. La forme que vous décrivez (cours sur 36 h de septembre à
décembre) serait encore supportable, mais dans mon cas c'était bien pire: l'enseignement était organisé en modules de 15 jours, avec une matière le matin et une autre l'après-midi (les mêmes tous
les jours, puis à la fin des deux semaines on passait au module suivant). Avec une telle organisation on ne peut pas sérieusement travailler les cours chez soi (la séance suivante est toujours le
lendemain) ni digérer les matières qui demandent de la réflexion (ce qui est le cas de la plupart d'entre elles, à ce niveau-là).


Ce type d'organisation en modules de 15 jours est la conséquence indirecte de l'introduction des "parcours personnalisés". Il s'agit d'organiser les cours de façon à éviter au maximum les
recouvrements d'horaire entre options, afin que n'importe qui puisse choisir n'importe quelle option. Idée géniale sur le papier mais d'intérêt limité, puisque, en fait, les options sont
largement déterminées par la filière que vous choisissez... (c'est à dire qu'il y en a dont on peut difficilement se passer).


Bon, je m'en suis sorti, mais je n'ai pas appris grand chose pendant mon master... beaucoup moins qu'à l'école primaire ou au lycée. Cela me fait penser à cette phrase de Camus, où il évoque ce
que représentait l'école, à son époque, pour les enfants pauvres d'Alger: "On les jugeait dignes de découvrir le monde". Ce serait bien que l'université, aujourd'hui, juge ses étudiants
"dignes de découvrir le monde", et pas seulement d'obtenir des diplômes.

fd 20/03/2013 09:37


Déjà qu'ils ne les lisaient pas avant...

alexandre clément 20/03/2013 05:17


Oui, tout ce que fait l'UE est nul. Pour l'enseignement supérieur, on peut dénoncer aussi la soi-disant semestrialisation imposée par Bruxelles qui détruit le travail de fond de l'enseignemant.
Un cours qui se faisait avant en 72 h étalées d'octobre à mai, se fait en 36 h étalées de début septembre à début décembre, les examnes suivant dans la foulée. Résultat les étudiants ne lisent
plus les bibliographies qu'on leur donne.