La lettre volée

Notes et idées : Politique, Bandes dessinées, Polars, Media, Actualité, Europe...

La crise de l'euro

Hum... Pas beaucoup de temps en ce moment.


Un eurosceptique doit-il se réjouir de la crise de l'euro ? Pas forcément. Il y a quelque temps que je suis persuadé que l'euro nous asphyxie et que la gestion économique de la zone consiste à glisser la poussière sous le tapis - ie les divergences économiques qui ne sont plus régulées par des éolutions des taux de change, ni compensées par un budget fédéral qui n'existe pas.


Pour autant, il y a un gouffre entre souhaiter une sortie organisée de la zone euro, voulue politiquement, et se réjouir de drames qui affecteront d'abord les plus faibles.

 

Le jour où ça s'effondrera vraiment, ce ne sera pas la faute des eurosceptiques. L'entêtement à construire malgré tout l'Union aboutit à ce que l'on continue à glisser encore plus de poussière sous le tapis avec des plans boiteux.


Ca va finir par se voir.


*


post scriptum qui a beaucoup à voir avec cette crise, née non de l'endettement des états européens mais de leur croissance asphyxiée : Fred LN supposait il y a peu, en commentaire d'un de mes billets, que le yuan chinois n'était sous-évalué que de 8%. Pour Paul Krugman, c'est de 25% qu'il faudrait taxer les produits chinois d'un point de vue américain. Comme le dollar est également sous-évalué, c'est probablement 35% de taxes qu'il faudrait imposer aux produits chinois. Ca change TOUT.

 

 

 

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À propos

Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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edgar 14/05/2010 22:11



Au temps pour moi !


Il y a un effet taille comme je viens de l'écrire chez toi. Si c'est le Luxembourg qui a un avantage de 20%, il n'ira pas bien loin : la surchauffe est assez rapide si la demande mondiale
augmente même faiblement.


Si c'est un pays de 1 et quelques milliard d'habitants, c'est autre chose ; surtout si le pays est en phase de rattrapage et peut limiter la montée des salaires par l'intégration progressive des
paysans au monde développé.


Il n'y a pas de problème économique plus sérieux que celui-ci en ce moment.


 


 



FrédéricLN 14/05/2010 21:57



... ah voilà ! c'était bien un malentendu. J'avais écrit en commentaires d'un billet précédent :


------


"Les experts" estiment, je crois, que la valeur du renminbi (yuan) sur un marché des changes libre serait
autour de 20% plus haut qu'aujourd'hui. C'est significatif, mais ça ne suffit pas à expliquer un gros avantage de croissance : les monnaies occidentales fluctuent entre elles de bien plus que
cela, sans qu'aucun pays ne se soit retrouvé avec +8%


------


Le "+8%" était un taux de croissance du PNB - allusion à
la fin du même billet, qui remarquait que le PNB chinois augmentait à cette vitesse.


Ouf !



FrédéricLN 14/05/2010 21:53



Très étonné par ce "8%". J'aurais dit ça, moi ? Je ne suis pas expert en économie monétaire, et crois seulement avoir fait état d'estimations que j'avais entendu, d'une sous-évaluation du
renminbi de 15 à 20%, par rapport à ce que serait son cours sur un marché libre des monnaies (par rapport donc à un panier dollar, yen, sterling, euro...).


Peut-être m'étais-je mal exprimé ! Je m'en excuse platement.



Fabien Besnard 13/05/2010 14:20



>Je ne vois pas le lien entre ça et un retour à l'équilibre


Think about it.



Mr T 12/05/2010 22:33



edgar : je suis toujours aussi sceptique mais je jetterai un oeil pour ne pas rester bête.


erick : vos commentaires ne s'affichent pas correctement apparemment



erick 12/05/2010 22:31









edgar 12/05/2010 22:19



j'ajoute M. T que si vous tapez taxe de libre échange dans le moteur de recherche intégré au blog vous trouverez mes réflexions sur le sujet.



edgar 12/05/2010 22:19



Ah, M. T.


pour ce qui est de la possibilité de déclencher une guerre protectionniste en taxant les produits chinois. Je suis d'accord avec vous, c'est ce qui se passe avec du protectionnisme classique. Je
défends pour ma part une taxe de libre échange, destinée à compenser les écarts lorsque les taux de change s'écartent de la parité de pouvoir d'achat.


Ceci signifie deux choses : 1. cette taxe est provisoire et destinée à s'effacer lorsque la parité se rétablit. Concrètement, on aurait taxé les produits américains plus l'an dernier que
maintenant que l'euro baisse. 2. étant liée à une règle fondée sur des principes de libre échange, cette taxe est plus difficile à contester. Notamment, elle suppose de la part du pays qui
l'applique qu'il accepte que se produits soient taxés par les pays à l'égard desquels sa monnaie est sous-évaluée (par exemple la France aujourd'hui taxerait les produits allemand, américains et
chinois, et serait taxée par les grecs, les italiens et les espagnols.)


C'est assez simple à applique par les douanes, qui savent apprécier le contenu en importation d'un produit et déterminer si un produit importé de belgique par exemple est en réalité chinois ou
pas.


 


 



Mr T 12/05/2010 22:01



Mais sinon pour discuter de la faisabilité de taxer les produits chinois (taxer les acheteurs de produit chinois est la bonne formulation), comment ça se passe en pratique ? On
taxe toutes les entreprises qui délocalisent ou sous-traitent une partie de leur production en Chine ? On taxe tous les produits qui font intervenir à un moment de la chaîne de valeur du travail
en Chine ? On taxe seulement les produits des entreprises chinoises ??



C'est une question sérieuse.



erick 12/05/2010 21:42