La lettre volée

Notes et idées : Politique, Bandes dessinées, Polars, Media, Actualité, Europe...

L'euro, un projet darwinien

C'est une déclaration du ministre finlandais des affaires européennes : pas un grand nom de la scène poilitique européenne, mais pas tout à fait n'importe qui non plus.

 

Alexander Stubb donc, a estimé que l"l'euro est un projet darwinien", au sein duquel seuls les membres les plus forts peuvent survivre. Il a proposé que les pays "triple A" bénéficient d'un poids plus important que les autres dans les décisions.

 

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 A. Stubb

 

Il n'a pas proposé que les pays peuplés de blonds aux yeux bleus soient notés AAA et les basanés CCC, mais on approche. En tout cas sa déclaration n'a pas fait de bruit en France, mais a été très commentée en Allemagne.

 

 

 

 

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Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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edgar 23/11/2011 23:01


Jean Luigné : je ne pense pas que 2012 soit la dernière chance. Même si, par des bricolages illégitimes (nouveaux), Sarkozy ou Hollande parvenaient à juguler la crise (échangeant soutien de la
BCE contre tutelle stricte), le mécontentement croîtrait de 2012 à 2017.

edgar 23/11/2011 22:14


Jean L : bien lu.

Gérard Couvert 23/11/2011 14:29


"je voudrais sans la nommer vous parler d'Elle, comme d'une bien-aimée, d'une infidèle, une fille bien vivante..." n'est-ce pas un peu ce que vous tentez avec brio ? Mais
Moustaki chantait la révolution ... en fait vous aussi.


Elle à sorti du champ Carl Lang, les identitaires, Golmish est minorisé, pour le FN c'est une révoution, mais elle n'est pas sortie de Saint-Cloud.


En politique les paroles snt des actes, mais il faut aussi des actes ; proposer un référendum sur la peine de mort est un acte ; propspérer, meme par contre-feu anti-Sarko, sur
la mort d'une gosse et de son assassin (qui lui aussi s'est retiré du monde des vivants), n'est pas un acte glorieux ni utile.


Nous sommes nombreux à faire le même constat, nous avons quelques divergences sur les causes, et parfois la prolongation de nos analyses nous rendent soudains étrangers (ici même
par exemple sur les causes et les conséquences de l'immigration) ; certes nos désirs et les solutions qu'il nous inspire sont proches ou identiques, mais le présent nous domine encore. Seule une
traduction politique claire et incarnée par une personne au-dessus du lot pourrait mettre en parenthéses les divergeances dérangeantes : Pasqua à échoué (image trop volontairement dégradée par
les média), Chevènement à échoué (peur de gagner avec "trop de droite"),  Seguin n'a rien tenté, Melanchon n'a jamais eu l'intention de faire quoi que ce soit, Montebourg et un Young
European Manager, Marine le Pen n'arrive pas prendre l'envergure qu'il faudait, reste Nicolas Dupont-Aignan à qui le destin pourrait jouer le tour de le trouver là et de le prendre. Nous sommes
10000 à travailler a ne pas louper l'occasion, si elle survient.

Jean Luigné 23/11/2011 13:14


"Je m'apparaissais à moi-même, seul et démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage."


(Ch. de gaulle, Mémoires de guerre, Plon, 1954, p.67)


Je crois qu'on est en train d'aborder un tournant dans notre discussion. Il me semble que nous devrions éclaicir un point essentiel avant d'aller plus loin. Dans quelle situation politique sommes
nous donc et que pouvons-nous encore faire pour nous en sortir? De quelle marge de manoeuvre et de combien de temps disposons-nous? Les solutions strictement partisanes sont-elles encore
pertinentes? Je ne dis pas qu'elle sont condamnables, mais seulement qu'elles doivent être mises en retrait pour réunir dans une bataille décisive tous ceux qui ne veulent plus rien céder dans ce
triptyque : la patrie, la république, la démocratie. Les variations et les divergences sur leur conceptions et mise en oeuvre méritent un débat mais c'est pour plus tard quand nous serons à
nouveau en mesure de décider librement.


Ce n'est pas encore le 18 juin, la dernière bataille n'est pas perdue, mais nous allons très vite nous retrouver dans une situation analogue. Alors souvenons-nous : à Londres, entre 1940 et 1944,
la Résistance s'organisa derrière le Général de Gaulle. Au final, il y avait là des républicains et des royalistes, des chrétiens, des juifs, des athées, il  y avait là des centristes,des
socialistes, des radicaux, des communistes, il y avait là aussi des français qui s'étaient imaginer une vie plus tranquille... Aucun ne renonça vraiment à son identité, certains même, avant
guerre avaient du rêver ou être à deux doigts de s'étriper et pourtant ils constituèrent le Conseil National de la Résistance qui se donna pour programme une République sociale.
Les sarkosistes et les hollandais sont en train de la liquider sous nos yeux au nom des intérêts de Goldman Sachs, la banque qui fait et défait les chefs de gouvernement et  nomme les hommes
clefs des institutions de l'UE. Sarkosy et Hollande pourraient demain  subir le même sort que Papandréou ou Berlusconi? Mais en quoi celà, alors, pourra-t-il nous réjouir?


Il nous reste à savoir non pas pour qui voter, mais comment nous devons dans des circonstance exceptionnelles nous déterminer, comment nous pourrions être amenés à voter, par exemple, pour un
candidat qui ne serait pas forcément de notre tradition politique, mais qui aurait acquis une position à partir de laquelle nous pourrions espérer sauver l'essentiel et même plus que cela:
reprendre l'offensive contre toute attente de l'ennemi, rendre l'espérance aux citoyens lucides mais résignés, ouvrir les yeux à tous ceux qui se sont laisser abuser, susciter une telle attente
ici, une telle contagion ailleurs que l'ennemi pour la première fois depuis longtemps serait obligé de céder du terrain et même, si notre audace sait être à la hauteur de l'enjeu, de revenir à
celle qui lui revient qui est d'obéir et d'exécuter les lois des nations et des peuples souverains.


Il y a des "amis" pour lesquels nous votions encore il y a peu? mais ils sont trop compromis pour que, à partir de maintenant, nous nous sentions obligés de leur accorder un bulletin, pour que
nous nous laissions avoir au second tour par des peurs qui n'ont plus cours mais qu'ils susciteront pourtant avec le cynisme dont ils sont capables.


Le clivage droite-gauche que nous connaissons depuis 1958 ne sert plus qu'à abuser le peuple français. Les dirigeants de partis - qui n'ont plus rien de politiques - sont entrés en connivence
depuis longtemps. En réalité, ils nous demandent d'arbitrer ce qui les divise : des ambitions et des convoitises demesurées. Nous ne comptoons plus pour eux sinon pour légitimer l'unique souci
qui les inspire à notre égard : comment nous asservir avec notre assentiment.


Je crois que nous n'arrivons pas vraiment à réaliser ce qui est en train de se passer moins parce que nous ne le verrions pas (ce blogs et bien d'autres, heureusement, prouvent le contraire :
on peut même se demander si nous ne sommes pas saturés d'informations déprimantes, si notre colère n'en est pas entamée) que parce que nous ne voulons pas, en définitive, voir ce qui est à
voir : le pire, qui est là, à deux pas et qui nous accule le dos au mur. Nous ne voulons pas le voir parce que ce sont nos vies - bien pénardes finalement - qui en seraient bouleversées. Très
vieux travers humain qui a donné plus d'un Munich. Oui, même si c'est absurde, les hommes aiment croire que ça va s'arranger tout seul. Quelqu'un n'a-t-il pas ici même parler d'éprouvette
alchimique?


Je suis né un peu après la dernière guerre mondiale, j'ai connu les trente glorieuses et je me souviens que, malgrè les difficultés de l'après guerre, les tensions internationales, s'était imposé
peu à peu à nos esprits, mais pas par miracle, je le rappelle, l'idée que notre sort s'arrangeait et s'arrangerait encore. Je me souviens qu'il suffisait presque de frapper à une porte pour être
embauché définitivement avec un salaire de référence. Faire des projets prenait alors un sens.


Je sais aussi que depuis trente ans c'est une logique inverse que s'est peu à peu imposée - à droite d'abord, à gauche dans la foulée; que ce sont leurs discours habiles et ambigus qui ont fini
par convaincre les français qu'ils ne pouvaient plus jouer dans la cour des grands et que le pain blanc c'étai fini.


Comme beaucoup d'autres, j'ai des enfants, des petits enfants, j'aurai sans doute des arrière-petits-enfants : c'est la vie, une banalité direz-vous, mais c'est aussi une manière de se rappeler
que le futur nous en avons déjà la responsabilité : il n'y a pas de saine politique sans cette vision et cette conscience du long terme où se projette et se vérifie ce sens des responsabilités.


Nous sommes donc à ce moment précis où l'ennemi peut emporter définitivement la partie. Après les présidentielles, il y a fort à parier, si nous n'avons pas réussi à créer une résistance
puissante, que nous n'aurons plus aucun droit de regard et encore moins de décision sur ce qui se passera. Les sondages - la machine est bien en route - se substitueront à l'expression
démocratique pour nous convaincre chaque jour que nous pensons contre l'opinion dominante, que nous sommes de vilains petits canards, honte à nous!... Nous ne serons pas seulement les cocus de
l'Histoire mais, très concrètement, les sujets d'une tyrannie nouvelle mais tout aussi implacable que les autres.


Alors, il n'y a pas trente six solutions : prenons une décision, celle que ces circonstances nous commandent et non celle que nous prendrions si nous étions en train de naviguer par temps calme,
peu regardant sur le temps perdu.


Julien Freund, philosophe, auteur de L'essence du politique, disait : "Il faut prévoir le pire pour qu'il n'arrive pas."


Nous sommes comblés, il est là, devant nous, narquois: que faisons-nous?


 


 

Gérard Couvert 22/11/2011 15:52


Vraiment désolé que mon commentaire ait semblé être acrimonieux, ce n'était pas mon intention ni ne reflète mon état d'esprit.


Je suis militant politique, souvent candidat, dans divers partis où j'ai jugé que se défendait la république française - celle des "4", Aout, Septembre.


Je suis actuellement trés engagé auprés de Nicolas Dupont-Aignan c'est dire que je ne méconnais ni ses mérites ni la vigueur de son engagement.


Pour Mélanchon, je persiste et signe.

gilles 22/11/2011 09:25


Gérard, pourquoi cette acrimonie ? Des hommes politiques aussi respectables, talentueux et bosseurs sur leurs dossiers que Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau,
Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Pierre Chevènement, Jacques Nikonoff passent leur temps à défendre leurs convictions au lieu de se consacrer à leurs petites vies et leurs affaires personnelles et
c'est nous tranquillement assis derrière notre écran qui avons le droit de les débiner ? Oui, Monsieur Mélenchon ou Monsieur Asselineau ont parfois l'air fatigués. Mais qui assiste à des réunions
tardives, voyage, informe, rédige, cordonne … … Nous avons le droit de ne pas être d'accord sur telle ou telle position, critiquer telle ou telle illusion qu'ils pourraient à leur coeur défendant
propager et il n'y a aucune raison de s'en priver, mais il me semble que n'avons rien fait de si glorieux qui nous le donne le droit de traiter tel ou tel de pitre.

Gérard Couvert 22/11/2011 01:10


Se battre, certes mais avec qui ? Pensez-vous que l'UPR ait la moindre chance, jamais, de peser ne serais-ce qu'un peu sur les choses ? croyez-vous que Mélanchon est autre chose qu'un pitre de
plus, pensez-vous à la force de l'éclair de lucidité qu'il faudrait pour que Dupont-Aignant dépasse 5 %. Pensez-vous que Marine le Pen va réussir son vases-communiquants républicain, en étant
obligé de lacher un mot sur un référendum sur la peine de mort (dont le résultat ne serait peut être pas celui auquel nous pensons) .


Ou se trouve l'éprouvette alchimique ?

Jean Luigné 21/11/2011 20:43


Faut-il en rire ou en pleureur se demande Stu. Kierkegaard a écrit que "l'individu ne peut ni aider ni sauver son époque mais seulement constater sa perte", mais nous ne sommes pas seulement des
individus, nous sommes aussi des citoyens  qui avons, c'est vrai, le sentiment d'être abandonnés quelque peu et même plus  par leurs élus. Pour celui qui se pense citoyen l'intelligence
doit être autre chose qu'un instrument de lucidité qui ne nous laisserait le choix qu'entre rire ou  pleurer - entre rire et pleurer pour ceux qui ont l'humeur changeante.


Résister alors que tout semble perdu, résister et même retourner la situation voilà une ambition digne de citoyens pétris par une histoire qui nous a servi plusieurs fois le plat. Un général -
qui ne s'était pas laissé aller au désespoir après l'humiliante défaite de son pays - est le dernier à nous l'avoir démontré. N'en sommes nous donc pas  capables même si l'ennemi est d'une
autre espèce - je pense même qu'il est d'une espèce qui ne pratique par l'armistice, qui ne veut pas entendre parler de compromis : "ils veulent tout les riches!" Solon le disait déjà  6
siècles avant notre ère et depuis ils n'ont jamais démenti leur démesure!


Rire et pleurer? moi je veux bien mais pas avant de m'être battu...

Jardidi 21/11/2011 13:19


Dans quels sens, les commentaires allemands?


Indiqué six commentaires, j'en lis un seul?

Pierre Huet 20/11/2011 23:51


Il a la tête de l'emploi.