La lettre volée

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François Heisbourg contre l'euro

François Heisbourg a fait du cabinet ministériel sous la gauche et a dirigé la Fondation pour la Recherche Stratégique, créee par Pierre Joxe. Il est président de l'International Institute for Strategic Studies, classé septième think tank mondial.

Il vient de publier un livre titré La fin du rêve européen. Selon lui, ledit "rêve européen" est en passe d'être torpillé... par l'euro. Il serait donc nécessaire, selon lui, d'abandonner l'euro. Il explique cela dans la vidéo ci-dessous.

Je ne sais pas où ce mouvement s'arrêtera, mais à côté des positions de Marcel Gauchet ça sent la débandade dans l'élite de notre beau pays...

 

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Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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CVT 28/10/2013 21:04


@Fabien,


votre entre-deux est, en fait, un faux entre-deux: il n'y a pas de nation européenne, donc si on abandonne la nation française, ce n'est pas pour aller vers une nation européenne, mais au mieux,
vers un empire; ce qui, reconnaissons-le, n'est pas l'idée qui a été vendue aux Français...


Derrière une monnaie, il y a toujours un état pour la faire respecter, et une politique de pérequation. Or la crise a démontré que cette dernière est strictement impossible à l'heure actuelle,
car un sentiment de solidarité entre citoyens de nations différente ne se décrète pas... C'est bien ce vice de fabrication de l'euro qui est en train de tuer l'idée européenne, et pas un
quelconque entre-deux...

ALEXANDRE CLEMENT 28/10/2013 11:28


@Fabien


Le problème n'est pas l'euro. Je crois que vous vous trompez. L'euro a été conçu pour verouiller le système, c'est-à-dire faire en sorte que le marché remplace l'Etat. Il n'y a jamais eu en
Europe la volonté d'en faire un véritable Etat, mais plutôt de faire du marché l'institution suprème. Les traités vont tous dans ce sens, et en général ceux qui font semblant d'aller dans le sens
d'un fédéralisme dont personne ne veut, visent à travers ça à mettre en place des verrous qui empécheraient de revenir en arrière. Car l'obsession de l'UE et de sa bureaucratie c'est d'éviter la
démocratie quie lle à l'inverse rend possible le retour en arrière si telle ou tell politique se révèle inefficace

Fabien 28/10/2013 11:05


Les fédéralistes et les souverainistes constatent la même chose: l'entre-deux actuel nous fait aller dans le mur. Heisbourg tire la conséquence du manque de volonté d'intégration politique de nos
dirigeants actuels. Je ne suis en revanche pas bien persuadé que c'est en faisant tout exploser qu'on repartira mieux. Le problème n'est pas l'euro (malgré ses défauts) mais le manque de pilotage
politique...

ALEXANDRE CLEMENT 27/10/2013 04:44


Personnellement je ne reproche jamais à un journaliste d'être partisan. Ce que je lui reproche plutôt c'est d'être conformiste et paresseux, de ne rien faire pour sortir de la pensée dominante,
de ne pas se poser de question, et plus que tout leur manque de sincérité. Ceci dit les journalistes ont de tout temps été du côté du manche. C'est l'existence d'une presse d'opinion qui a donné
l'illusion d'un journalisme honnête.

Pierre Feuille Ciseaux 26/10/2013 23:49


Le ton partisan de la journaliste m'avait pas mal remué quand je l'ai vu , mais je dois encore croire au fonds de moi à la neutralité journalistique...


Je suis en train de lire le livre de François Lenglet sur la fin de la mondialisation , bon il parle pas de l'euro mais il incarne bien lui aussi le mouvement en cours.


Il n'a pas de mots assez durs envers ses confrères qui croient encore aux logiques de spécialisations et envers les banquiers centraux qui ont fait de la lutte contre l'inflation le combat de
toute une vie .


Je suis au chapitre ou il accuse la financiatisation d'être à l'origine de la dette publique et privée , ce qui n'était pas son discours il y a peu encore ...dans 2 ou 3 ans leur discours sera
majoritaire !

ALEXANDRE CLEMENT 26/10/2013 22:09


Ils nepeuvent pas reculer sur l'idée de faire une belle et jolie europe, parce que ça reviendrait à dire qu'ils se sont faits acheter, ou alors ce serait reconnaître leur propre imbécilité. Mais
tout ça c'st dur pour un universiatire...

Denis Griesmar 26/10/2013 21:30


Il est étonnant d'entendre un homme apparemment rassis défendre une utopie dont il sait pertinemment qu'elle n'est pas réalisable. Le fédéralisme qu'il appelle de ses voeux n'a aucune chance de
se réaliser, ne serait-ce que parce qu'on ne peut pas demander à l'Allemagne d'y consacrer 9 % de son PIB. Mais les zélites ne peuvent pas se résigner à abandonner le psychovirus européen.
Surtout avec des velléitaires comme François Hollande. Le plus probable est donc la catastrophe, et ce sont ceux qui sortiront le plus vite de la nef des fous (les Anglais) qui s'en tireront le
mieux.