La lettre volée

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Dix citations sur l'Europe, en quête d'auteurs

 

Yannis Varoufakis est un économiste spécialiste des questions monétaires, grec travaillant aux Etats-Unis (sur un sujet passionnant, il étudie les questions monétaires complexes naissant au sein de jeux vidéos disposant de leurs propres monnaies).

 

Il n'était pas favorable à l'euro au départ, mais propose régulièrement des solutions techniques pour faire tenir la chose (faisant appel à une finesse d'analyse des mécanismes financiers qui me dépasse).

 

Il a été récemment convié à un entretien avec le secrétaire général de l'OCDE pour lui présenter son analyse de la crise européenne - et lui offrir son livre au passage.

Ce n'est donc pas un plaisantin complet.

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Pour ma part je ne crois pas que l'on puisse colmater les brèches du navire euro avec des bricolages monétaires. C'est l'économie réelle qui prend l'eau du fait de la fixité des changes, une politique monétaire ne peut, à elle seule, que faire gagner du temps.

 

Mais je m'égare.

Yannis a trouvé un jeu de citations sur l'Europe, et il propose à ses lecteurs, dans un billet récent, d'en deviner les auteurs.

 

Je vous laisse tenter votre chance, on se retrouve après : 


1. Au delà du concept d'état-nation, l'idée d'une nouvelle communauté trensformera l'espace que nous partageons en une aire spirituelle... La nouvelle Europe faite de solidarité et de coopération entre ses peuples, sans chômage, sans crises monétaires, ... trouvera un socle solide et accroîtra ses perspectives de développement dès que les barrières économiques nationales seront abolies.

 

2. Il faut parfois être prêt à subordonner ses intérêts à ceux de la communauté européenne.

 

3. La solution de nos problèmes économiques... une union douanière, un marché libre, un système bancaire et des taux de change stables en Europe, vers une union monétaire européenne.

 

4. Chacun a pu constater les méfaits du nationalisme et des émiettements territoriaux. Il n'y a qu'un chemin pour parvenir à la paix en respectant les droits inaliénables des nations tout en les subordonnant à une politique continentale... Une union européenne ne peut pas être subordonnée aux flcutuations qui caractérisent les régimes libéraux.

 

5. Une nouvelle Europe : voilà notre but. Cela ne signifie pas que les Italiens, les Allemands ou toute autre nation européenne devra se transformer pour devenir méconnaissable, d'un jour à l'autre. Ce sera une nouvelle Europe du fait d'une nouvelle inspiration qui émergera d'entre les peuples... Plus de concurrence entre états ; du moins dans sa forme habituelle, quand nous aurons coupé la tête du dragon, c'est à dire la souveraineté nationale. De plus, cela n'a pas besoin d'être réalisé immédiatement mais cela découlera de voies indirectes comme la création d'organismes transnationaux européens pour gérer des problèmes communs (taux de change, télécommunications, commerce extérieur...)

 

6. Ici je cite un document très bien reçu à l'époque, qui affirmait le besoin de "mettre en avant une Europe confédérale reposant sur la libre cooopération entre ses membres", s'achevant dans une Europe unie, "sur une base fédérale" et j'ajoute que pour cela, il n'est besoin que de loyauté entre états européens, désireux de l'être, et de participation aux tâches communes. L'objet de la coopération étant de promouvoir la paix, la sécurité et le bien-être des populations".

 

7. "Nous devons former une Europe qui ne doit  pas se saigner en vain en querelles intestines, mais former un ensemble uni. Elle recouvrira ainsi son rang dans le monde, plus riche, plus forte et plus civilisée. Les tensions nationales et les égoismes perdront leur signification dans une Europe librement organisée sur une base fédérale. La globalisation au niveau politique consistera inéluctablement en la constitution d'ensembles économiques et politiques plus vastes".


8. Il n'est pas très malin d'imaginer que dans un espace aussi peuplé que l'Europe, un ensemble de peuples puisse conserver si longtemps des systèmes juridiques et des législations distinctes.


9. De mon point de vue, la conception qu'une nation se fait de sa liberté doit être accordée avec la réalité d'aujourd'hui et les questions d'efficacité... Nous ne demandons aux états européens que d'être des membres enthousiastes de l'Europe.


10. Les peuples de l'Europe doivent comprendre que les questions qui nous divisent aujourd'hui, lorsqu'elles seront comparées aux tensions qui règneront entre continents, ne sont que des petites querelles familiales... Dans cinquante ans, les européens ne penseront plus en termes de pays séparés.

 

Pour éviter la triche, les solutions sont sur une autre page.

Le billet se prolonge après les solutions (les commentaires ne sont ouverts que sur l'autre billet, pour éviter les complications). 


 


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À propos

Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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