La lettre volée

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Chevènement, la dernière carte anti-Le Pen ?

Je vais probablement décevoir Gérard Couvert, qui m'indique un article de Louis Alliot, mais j'y trouve confirmation de ce que me semble être la fausse promesse du FN. Dans le programme des débuts d'un gouvernement FN, pas de sortie de l'euro, mais la proportionnelle, des référendums et une "renégociation" des traités européens.

Mais peu importe, ce qui est intéressant c'est un article de Jacques Sapir qui rend compte de l'impasse du gouvernement Hollande.

Pour Sapir, Hollande n'a qu'une carte à jouer pour rompre de façon efficace avec l'austérité européenne : appeler Chevènement à Matignon.

Je ne sais ce qui relève de la pensée positive ou des rumeurs parisiennes, tant l'idée est a priori improbable, mais à la réflexion, elle n'est pas si bête. Je doute cependant que Hollande accorde au Ché la latitude de rompre avec Bruxelles, et je ne suis même pas sûr que l'intéressé en ait envie.

 


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Edgar

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Michel SORIN 26/11/2013 11:03


Je crois que Jacques Sapir a raison. Pour Hollande, quand il ne pourra faire autrement, faire appel à Chevènement à Matignon sera l'ultime recours pour sauver son quinquennat. Chevènement, dont
les idées ont été à la base de mon engagement politique il y a 40 ans, est le seul capable du redressement national dont la France a besoin. En étant fidèle aux valeurs de gauche et en
rassemblant au-delà de la gauche. Un de Gaulle, républicain de gauche, qui est là quand la nation est en danger. Lisez son livre "1914-2014 : l'Europe sortie de l'Histoire ?" et vous comprendrez.
C'est un chef-d'oeuvre, mélange de vérité historique et d'idées pour la réorientation de la construction européenne. Une base de travail pour le débat collectif sur l'avenir de la France dans une
Europe de coopérations entre les nations.

DAELIII 08/11/2013 18:27


Penser que M. Chevènement puisse aujourd'hui réorienter de façon positive la trajectoire française revient à refuser de voir ce qu'a été réellement son action politique depuis plus de quarante
années. Démissionner d'un gouvernement qui prend une orientation contraire à ses convictions proclamées est une simple posture, si c'est pour y retourner peu après sans que ledit gouvernement ait
infléchi son orientation le moins du monde.


M. Chevènement a peut-être au fond de lui une affection réelle pour son pays, mais il faut bien constater qu'elle passe après ses convictions idéologiques, internationalisme, europe, euro même il
y a peu encore alors que les économistes non stipendiés avaient déjà fortement alerté sur la catastrophe en cours. Tout au long de sa carrière il a essentiellement agit comme un "rateau" au
service du P.S., et je m'y suis fait prendre en 81, je n'ai pas oublié.


Au fond il a reproduit , et pour les mêmes raisons, certes dans des circonstances moins tragiques heureusement, ce qui a été le chemin d'une grande partie du personnel "officiel "de la gauche
dans les années d'avant guerre, qui, mis au pied du mur par la brutalité de l'agression allemande, est passé par glissements progressif du pacifisme, ou de l'internationalisme, à la collaboration
avec l'envahisseur.


Un retour de M. Chevènement aux affaires serait, j'en suis convaincu, la meilleure façon pour M. Hollande de redorer son blason, mais la pire des situations pour tous ceux qui cherchent une porte
de sortie réelle à nos malheurs, alors que ici où là les français commencent à douter du discours officiel.

ALEXANDRE CLEMENT 02/11/2013 06:43


Nommer Chevénement à Matignon est incongru, non seulement par rapport à la personnalité de Hollande, mais aussi par rapport à ce qu'est Chevément aujourd'hui. 


Quant à nommer Martin Schulz à la tête de la Commission je pense personnellement que ce serait très bien, elle se discréditerait encore plus rapidement qu'elle ne le fait aujourd'hui. Mais je ne
crois pas le parti pro-allermand aller jusque là dans l'imbécillité. Quoi que je puisse me tromper, en polotique on n'a jamais fini de tout voir.

Gérard Couvert 02/11/2013 00:50


Non cher Edgar vous ne me decevez pas, mon signalement de cette tribune d'Alliot (répondant à la girouette du CRIF) était un clin d'oeil en rapport avec vos supputations d'une Marine Le Pen
présidente.


En 2002 je militais pour J.P. Chevènement, et je vous racconterais un jour le repas de la mi-février Place du Capitole. Ensuite je fus du Pole Républicain et le souvenir du congrés de Saint-Pol
me désole toujours. Nous avons essayé de résister avec divers républicains, dont F. Morvant, qui est comme moi à DLR).


Je suis donc J.P. Chevènement avec attention, au passage j'ai noté que son sentiement sur notre sujet préféré de désacord évolue. Sur l'Euro et l'U.E. pas trop.


Qui d'autre à part lui ? quelle majorité dégager du panier de crabes ? Sans compter que le Che il va le manger tout cru le joufflu !


 


http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Non-a-la-nomination-de-l-Allemand-Schulz-535098