La lettre volée

Notes et idées : Politique, Bandes dessinées, Polars, Media, Actualité, Europe...

Boycotter Houellebecq

Ca devrait être une sorte d'évidence. Lire notamment un billet de Catherine Coroller, spécialiste de l'immigration à Libé. Le grand homme du Goncourt nous fait part de sa sagesse : "Je ne suis pas un citoyen et je ne veux pas le devenir. Le devoir par rapport à son pays ça n’existe pas, il faut le dire aux gens, aucun. On est des individus. Je ne me sens aucun devoir à l'égard de la France. Pour moi, elle est un hôtel, rien de plus."

Il mériterait une chambre sur rue.

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Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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fd 20/11/2010 00:47



Moi je ne trouve pas ça complètement nul. Houellebecq est le reflet d'une époque. De toute façon l'Esprit, l'Eternité, la Pureté sont des notions condamnées. Assouline - qui connait bien les
rouages littéraires - sur son blog disait que le jury Goncourt voulait depuis longtemps lui donner un prix pour ne pas passer à côté de Houellebecq comme ils étaient passé à côté de Céline. Et
que le "succès" de Houellebecq à l'étranger (on se souvient des édito du New York Times sur "Wellbeck" vers 2001-2002, avait infuencé les jurés. C'est peut-être ça le plus préoccupant. Il y a un
demi siècle ou plus le jury Goncourt ne prenait pas ses ordres à New York.



Raphaël Zacharie de IZARRA 19/11/2010 19:25



HOUELLEBECQ, ROI DES "CONCIERGES EN REVOLUTION"


 


Avec sa tête de pauvre type Houellebecq écrit des livres de pauvres types.


 


Auteur d'une littérature minable écrite pour des minables qui l'adulent, cette face d'avorton a la plume rase, le verbe bas, la pensée vile.


 


Houellebecq est le chantre des ratés. D'où son formidable succès.


 


Dans ses livres il a placé sans complexe le Dupont sur un trône -celui de l'insignifiance mais peu importe, un trône est un trône à ses yeux- revendiquant le droit de faire régner la loi du
commun -pour ne pas dire du rien du tout- sur les étagères les plus prisées des bibliothèques. Au nom de son air d'abruti.


 


Chez Houellebecq les petits présentés comme des victimes de leur petitesse gagnent toujours du début à la fin : avec lui c'est la revanche des eaux troubles de la sexualité sur l'onde pure de
l'esprit, le triomphe de la fosse des sentiments sur la verdure des sommets, la gloire du quotidien inepte sur l'intemporel vol de l'âme, la victoire des êtres médiocres et de leur oeuvres
crasseuses sur les neiges éternelles de l'Art.


 


L'époque étant comme on le sait à la totale dégénérescence littéraire, Houellebecq est le plus fameux de ses représentants.


 


De ce déchet de notre civilisation en pleine dérive culturelle, on a fait une légende vivante.


 


Roi des Dupont auxquels il s'adresse, Houellebecq est un produit marketing performant, inusable, réutilisable à chaque rentrée littéraire ! Il suffit juste de changer l'emballage de ses bouquins
chaque année. Bref, la gloire des éditeurs. Pardon, des vendeurs de papiers.


 


Houellebecq est un phénomène : chacune de ses apparitions télévisées est un événement.


 


Dès que passe sur les écrans plats de la France attablée sa tête molle de vieux puceau frustré et libidineux, il fait chavirer le coeur des ménagères monoparentales ménopausées, miroiter des
jours encore plus tièdes aux concupiscents concierges constipés, espérer un sirop de bonheur pseudo littéraire toujours plus vil et fade aux minus malades, comme lui, de leur existence de
nabot.
____________________


 


Complément à l'article____________________


 


Pour rappel, voici ,un extrait de l'interview par Vignale (texte numéro 509) au sujet de la littérature :


 


Vignale - Quels sont les auteurs contemporains qui ont vos faveurs littéraires ? Houellebecq vous touche-t-il davantage qu’un Beigbeder, un Zeller ou un Moix ou bien vous ne lisez que les morts ?


 


Raphaël Zacharie de IZARRA - Je suis fièrement inculte. Vierge de bien des influences mais non point sans avis. Je connais les titres et les têtes des écrivains actuels, mais guère plus. Rares
sont ceux qui ont su me plaire avec leurs mots. Je possède une intuition étrange : je sais reconnaître un auteur de valeur sans ouvrir un seul de ses livres, juste en lisant sur ses traits. Car
la Littérature transparaît sans fard sur la face des auteurs dignes de ce nom. Sur leur front, moi je la vois dans sa vérité. La Littérature ne m’échappe pas.


 


J’ai l’oeil pour ces choses. Et lorsque je vérifie les écrits de l’auteur ainsi sondé, je constate que je ne me trompe jamais. Celui qui parle en auteur mais qui n’a pas l’éclat de la Littérature
entre les deux yeux, je le sais avant même de lire sa première page.


 


J’estime sans l’avoir lu que Houellebecq, s’il possède effectivement quelque plume (pour avoir survolé de très loin une ou deux de ses pages, je n’ignore pas de quoi je parle) manque
singulièrement de hauteur ne serait-ce que parce qu’il a commis l’impudeur de montrer sa face aux caméras de télévision. Trivialité impardonnable pour un auteur digne de ce nom.


 


http://izarralune.blogspot.com/2007/05/509-vignale-me-pose-dix-questions.html


 


Raphaël Zacharie de IZARRA 



Eric 19/11/2010 16:13



Sujet énorme... Juste quelques remarques.
J'ai rencontré dans le cadre de mes recherches Maxime Tandonnet, conseiller immigration de Sarkozy. Il se dit Républicain, soucieux de la cohésion nationale, pas du tout un facho je pense. Eh
bien il affirme que 70% de l'immigration aujourd'hui "subie" est liée aux engagements humanitaires (aujourd'hui protégés par le juge européen) dans le cadre de la CEDH et de la convention de
Genève. Sous l'influence de la France, à travers le pacte sur l'immigration, l'UE a entamé en 2008 un virage vers l'immigration "choisie", qui passe nécessairement par une remise en cause du
droit européen, qui en la matière est plutôt progressiste. Les Néerlandais sont en train d'adopter une réforme de leur législation sur l'immigration jugée incompatible avec au moins 5 directives
européennes, dont celle sur le regroupement familial. Il y aura surement du grabuge de ce côté là mais il est probable que les PB aient le soutien d'une majorité d'EM car l'Europe penche à droite
et souhaite plus que jamais réguler l'immigration. Donc, d'une certaine manière la CEDH empêche bien ce type de contrôles. Ca c'est pour le volet immigration légale.
En ce qui concerne l'immigration irrégulière, les contrôles opérés au large de l'Italie avec la complicité de la Libye ont été attaqués devant la cour de Strasbourg par des avocats italiens au
motif qu'ils ne respectaient pas le principe de non refoulement inscrit dans le droit international. Donc, là aussi la CEDH "empêche" ce genre de contrôle - sauf qu'il est probable que les Etats
s'assoient sur un jugement qui condamnerait l'Italie car ils ont fait de ces contrôles une priorité.
Tout ça pour dire qu'aujourd'hui les engagements humanitaires internationaux sont objectivement un frein au contrôle des frontières, que les EM esssaient de plus en plus de contourner.
Par ailleurs, je connais pas mal de jeunes européens Erasmus bon teint, partisans de la liberté de circulation, absolument pas dans le trip de l'Europe identitaire, qui ne connaissent
pratiquement rien des activités de Frontex. Et ceux à qui j'en parle y sont opposés car ils sont, du moins pour ceux que je connais, des libéraux sur ce plan-là. A mon sens, on est aujourd'hui
dans une rupture assez nette avec l'une des orientations "sympathiques" du projet européen, qui est la logique de diffusion de proche en proche des droits de l'homme louée par des gens comme
Ulrich Beck et Habermas. Bon, c'est un peu la thèse de mon bouquin résumée en quelques lignes !



edgar 19/11/2010 15:33



on peut revendiquer un contrôle des frontières sans être maurassien !


d'une part les pro-europe ne sont pas contre les contrôles aux frontières : la plupart font semblant d'ignorer que frontex se charge de ce travail d'une façon peu humaine.


par ailleurs je suis plutôt du genre à réclamer une régulation des mouvements de capitaux et des personnes, plutôt que la libéralisation des deux. je ne pense pas que ni la CEDH ni des
institutions de ce type empêchent un tel contrôle.


 


l'idée générale est qu'on ne peut pas affirmer qu'une société se construit, forme des citoyens, et poser que cette société doit et peut être ouverte à tous les vents. c'est incompatible. ensuite,
l'ouverture est nécessaire. il faut juste qu'elle se régule. je n'ai rien contre un flux d'immigration régulier et contrôlé, d'abord pour des raisons humanitaires.


 bien des voix qui réclament une hausse de l'immigration économique le font pour contrer toute possibilité de hausse des salaires. pas du tout pour des raisons humanitaires.


 


pour ce qui est de triballat, je n'ai rien lu chez elle d'intéressant ou de convaincant. je suis contre ses statistiques ethniques.


 


 


 


 



Eric 19/11/2010 15:17



Fair enough. Je ne peux pas m'empêcher de penser que tu t'engages sur un terrain glissant en défendant, de manière tout à fait noble et légitime, la nation et la souveraineté démocratique. Je
suis en train de lire pas mal de choses en ce moment sur des gens qui ont exactement le même raisonnement, mais sur les questions d'immigration (Michèle Tribalat entre autres). Sans être
maurassiens ou crypto-pétainistes, ils affirment que le droit européen, la convention européenne des droits de l'homme et la Convention de Genève constituent des obstacles à l'exercice par le
peuple souverain d'un contrôle sur les flux migratoires. Leurs arguments sont les mêmes que bien des "nonistes de gauche", mais sur des questions migratoires qu les gens de gauche laissent
prudemment de côté par antiracisme. Mais à mon avis, si on est cohérent, on ne peut pas revendiquer la souveraineté nationale sur le plan économique sans la réclamer également en matière de
contrôle des entrées sur le territoire. Peut être que si après tout, mais je ne vois pas trop comment. Bref, je serais curieux d'avoir ton avis sur la question.



edgar 19/11/2010 15:04



pas exactement le même registre. mais je ne vois pas bien pourquoi on expliquerait toute la journée aux français qu'on peut être français et européen tout en interdisant aux français d'origine
algérienne ou aux algériens en france d'aimers leurs deux pays.


tout cela démontre l'imbécilité du concept européen, qui voudrait que l'on soit obligés d'aimer nos voisins par priorité, ce qui n'est rien d'autre que du lepenisme.


pour le cas houellebecq, il est juste représentatif d'une élite nationale qui se veut libre de toute attache par rapport à son pays d'origine, sans jamais s'avouer que cela signifie qu'elle s'en
remet au droit du plus puissant, soit les USA en ce moment.


Je ne pense pas que Houellebecq soit un antinationaliste conséquent : quelqu'un qui rejetterait toute idée de nation. c'est à mon avis juste un beauf qui trouve que la france ça coute trop cher
mais qui condescend à revenir pour recevoir un goncourt.


 


 



Eric 19/11/2010 14:06



A mon avis la journaliste commet une erreur d'interprétation en rapprochant le comportement de Houellebecq de celui des jeunes agitant un drapeau algérien : le premier ne revendique aucune
apprtenance du tout, tandis que les deuxièmes, aux yeux de ceux qui leur reprochent d'agir ainsi, revandiqueraient une appartenance algérienne fatalement contradictoire avec leur citoyenneté
française. On n'est pas dans le même registre, je crois.



edgar 19/11/2010 09:35



Ce type est visiblement grave, ce qui n'est pas dramatique, ils sont nombreux. Ce qui est plus grave c'est qu'il soit couronné et encensé comme un phare de la pensée française alors qu'il est à
la littérature ce que Florent Pagny est à la chanson.



Toréador 19/11/2010 01:46



En même temps il n'y habite même plus en France, d'où peut-être le mot "hotel" qui est à prendre ds le sens de "de passage"...


Enfin si ce n'est pas cette interprétation, ce type est grave