La lettre volée

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Racisme

"Le racisme se distingue par une pratique dont il fait partie et qu’il rationalise : une pratique qui combine les stratégies d’architecture et de jardinage avec celles de la médecine pour servir à l’élaboration d’un ordre social artificiel, et cela en éliminant les éléments de la réalité présente qui ne coïncident pas avec la réalité parfaite imaginée et ne peuvent être modifiés pour y parvenir. […] le racisme illustre parfaitement la conviction qu’une certaine catégorie d’êtres humains ne peut être incorporée dans l’ordre rationnel de la société."

Zygmunt Bauman, Modernité et Holocauste


Je trouve cette définition très féconde. On peut par exemple la mettre en parallèle avec les débats sur la burqua…

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Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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edgar 06/07/2009 13:16

peu de choses qui peuvent être fondamentales.
après la burqa la luftwaffe... mais encore ? vous pouver préciser ce qu'est la luftwaffe islamiste d'aujourd'hui ?
sur la comparaison entre notre endosquelette et le carcan que constituerait le coran, je ne vous suis pas. parlez en au chevalier de la barre...
 
 
 

Gérard Couvert 06/07/2009 11:36

 
« pas chez nous » amusant cette formulation à laquelle il manque peu de chose pour la rattacher à ce que vous combattez.
Croyez-vous que le port de la burqua ne provoque pas des lésions intellectuelles irréversibles et tout aussi dramatiques que l’excision ? vous savez bien que si, seulement voilà, le compassionnel n’est plus de la partie. Au fond il est facile d’être contre l’excision – pas chez nous ! et si probablement des milliers ! – c’est quelque chose qui reste abstrait, que l’on ne côtoie pas physiquement, à l’inverse des voiles et burqua que l’on croise chaque jour par dizaines. C’est comme le développement de la violence anti-blancs (anti-rumi, anti-français) que vous niez contre toute évidence (Internet présente de nombreux exemples),
et aussi les premières conversions forcées …
 
Ce ne sont pas les planeurs ou la burqua qui sont importants mais l'esprit de Munich, en 1938 il fallait traverser le Rhin et réoccuper la Ruhr ! Au delà de la burqua il y a la Luftwaffe ; c'est une provocation d'un degré de plus que la précédente. Le mécanisme est bien connu et les buts poursuivis aussi : 1/ tester la résistance politique de l'adversaire ; 2/ faire croire au corps social à l'inéluctabilité de la présence ennemie ; 3/ trouver des alliées objectifs (dont vous êtes, hélas) ; 4/ rendre tolérable la provocation d'étage inférieur (le voile).
 
Il y a exactement 1298 ans, le 11 Juillet 711, Tarik (chef Berbère ayant pris le pouvoir en trahissant les siens) viens à bout des troupes Wisigothes de Rodrigue trahi pas les frères d’un roi déchu qui avait appelé à son aide les musulmans. La prospérité romaine résistera 3 siècles, il faudra ensuite attendre le XXeme. siècle pour que l’Espagne s’extrait de son sous-développement. Paradoxalement la richesse Tunisienne résistera plus longtemps et Saint-Louis failli même inverser le cours de l’Histoire, la peste en décida autrement.
 
Qu’est devenu l’Art Perse, que sont devenus les mathématiques et l’astronomie Indiennes dés lors qu’ils furent soumis à l’Islam ? Où est l’énergie vitale de l’an mil à Bagdad, où est la Renaissance à Téhéran, où sont les Lumières d’Orient ?
Le Coran est un livre à 90% politique, le monde qu’il prône est totalitaire, iconoclaste, exclusif, il enferme les individus dans un carcan stérile. Pour une société l’Islam est un exosquelette qui bride l’expansion, introverti, immobilise ;  l’immense descendance de la philosophie et des expériences politiques provenant du fond gréco-romain forme au contraire un endosquelette, structurant notre corps intellectuel, lui permettant mouvements et développements. Ce corpus nous soutient dans nos utopies comme dans nos réalisations à l’inverse du Coran qui aveugle puis étouffe.
La burqua est une représentation de l’Islam ; c’est la carapace qui emprisonne en prétendant protéger, à l’intérieur l’enfermement se nourri de peur et de passivité.

edgar 05/07/2009 18:59

gérard, c'est vous qui parlez d'extrême-droite, pas moi.l'assimilation de la burqua à des planeurs, je vous la laisse.pour ce qui est de l'excision, je suis contre. pas chez nous. voilà. mais l'excision est irréversible et dommageable (pas la circoncision), le port de la burqa est une réponse directe à l'interdiction du voile. interdisez la burqa et demain ce sont les hommes musulmans qui la porteront, ou alors elle sera en acier, ou autre innovation provocatrice.

Gérard Couvert 05/07/2009 18:52

Vous avez trés largement tord concernant l'Algérie, et concernant les rapports que j'entretiens avec cette partie du monde, vous avez aussi globalement tord enconsidérant automatiquement qu'une critique de l'Islam renvoie à l'extrème-droite, quand à la Burqua c'est ni plus ni moins que le raisonement de Daladier sur les planeurs des clubs aéronautiques du III reich !J'ai bien souvent professé que l'immigration nord-aficaine était une possiblilité pour la France de récuperer des forces vives, des espoirs de meilleurs portés par des êtres prêts à cette mutation et je l'ai fait y compris devant des assemblées houleuses (une fois même il y 20 ans à la FNACA). Aujourd'hui les conditions sont différentes, autant celles qui proviennent de notre capacité à acceuillir et assimiler, que celles qui sont liées à la remise en marche de l'instrument de conquête islamique.Je crois, hélas de plus en plus, que vous êtes dogmatiquement aveugle, parce que cela remettrait en cause trop de vos certidudes confortablesQuand l'exision et la circoncision seront remboursées par la sécurité sociale, vous trouverez encore cela normal.

edgar 05/07/2009 17:15

je suis peut être aveugle mais je crois que vous tentez de régler des comptes avec ceux qui ont repris possession de ce qu'ils estimaient être leur terre. je ne nie pas les incidents dont j'ai entendu parler, médecins hommes rejetés par leurs patientes dans les hopitaux, par exemple, mais je ne vois pas la nécessité d'interdire la burqa.
 

Gérard Couvert 05/07/2009 15:00

La normalité s'auto-définie, et de ce fait évolue "naturellement" c'est jsutmeent ces mécanismes qui sont dévoyés par l'action des officines genre "SOS racisme" de saloperies comme la HALDE, ou des imbécilités comme la "discrimination positive".Quand au actes "anti-blancs" dont je faisait état dans un autre message, ouvrez les yeux, dans quel cocon vivez-vous ? la police, les professeurs, les juges, les médecins, les travailleurs sociaux, les pompiers, tous le disent ! Je crois que vous vous enfermez dans votre dogatisme d'intellectuel protégé ; le syllogisme qui cnduit des colonisés aux muslmans pour passer par les immigrés et finir aux victimes est dépassé, nous n'en sommes plus là.

Antoine Block 05/07/2009 11:49

La définition me semble orientée mais, effectivement, féconde.D'accord avec vous aussi sur la burqa. 

edgar 05/07/2009 11:38

diadore : j'aimerais bien que l'interdiction de la burqua n'ait rien à voir avec le racisme.
je n'en suis pas convaincu du tout. et quand j'entends yazid sabeg parler de phénotype je trouve que ça ne sent pas bon.
gérard : s'il est difficile de trouver des raisons objectives et un cadre juridique, alors ne faisons rien. quand on sort de l'objectivité et du droit, ça ne sent pas bon. quant à la nécessité de définir une normalité, ça me semble surréaliste.
 

Gérard Couvert 05/07/2009 10:44

Il est effectivement compliqué de trouver des raisons objectives et un cadre juridique à l'interdiction de la burqua. Pourtant, même les plus "droits-de-l'hommistes" commence à trouver la mesure pleine.Quelle mesure, de quoi, où est la limite du plein ? les réponses divergent mais il devient évident que l'annormalité -c'est le mot- est de plus en plus mal supportée, y compris par ceux qui hier criaient au "fascisme".Je vois des regards biaisés des gènes qui montrent bien le coté idélogique de l'anti-anti-islamisme, le naturel revient, c'est toujours le cas en période de crise, la pensée se simplifie, se cristalise, les voilées dérangent et l'omerta de la bien-pensenca se fissure.Alorslaquetion devient : en quoi unesociété qui déterminerait une normalité communement acceptée serait en faute ?

DiadoreCronos 05/07/2009 09:41

S'il te plaît, Edgar, ne t'y mets pas toi aussi ! Le racisme n'est pas une vague notion derrière laquelle on rangerait tout ce qui ressemble plus ou moins à de l'exclusion. C'est un terme qui a une définition stricte. Ou du moins devrait en avoir une. La définition de Wikipédia me semble assez pertinente: "Le racisme est une idéologie consistant à hiérarchiser des groupes naturels humains, désignés souvent sous le terme de races, à partir d'attributs naturels, visible ou non (physiques, psychiques, culturels, etc) des caractéristiques morales ou intellectuelles s'appliquant à l'ensemble de ce groupe. "Pour ma part, j'écrirair plutôt: "le racisme est une idéologie prônant une inégalité de droits entre des groupes séparables d'êtres humains sur la base de critères de naissance"J'explique ma définition:Inégalité de droit: si un homme blanc déclare qu'il n'est pas attiré par les femmes noires, ça n'a rien à voir avec du racisme, puisque aucun droit n'est remis en cause pour personne.Groupes séparables d'êtres humains: le sexisme n'est pas un racisme, les hommes et les femmes ne pouvant durablement être séparés.Sur des critères de naissance: discriminer selon le lieu de naissance, l'identité des parents, la couleur de peau ou tout autre détail physique est du racisme. En revanche, faire une distinction selon les croyances religieuses n'en est pas.La question de l'interdiction de la burqa, ou même de "l'islamophobie" en général, n'a donc rien à voir avec le racisme.Il y a un intermédiaire entre le racisme et le non-racisme, qu'est le "racisme culturel": on ne choisit pas la culture dans laquelle on a été élevé, on peut donc protester contre une discrimination culturelle; mais il est également angéliste et utopique de penser qu'on n'ai jamais à critiquer une culture et que toutes seraient également respectables. De plus, on peut sortir d'une culture. Et surtout, une religion n'est pas en soi une culture: elle influence la culture, mais elle n'en est qu'une partie.