La lettre volée

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Royaume-Uni : UKIP dépasse le parti travailliste dans les sondages

Une sorte d'illustration de ce que j'écrivais sur ces 15% de français qui ne sont pas convaincus du tout de l'utilité même de l'Union européenne, le UKIP (United Kingdom Independance Party) vient de dépasser le labour dans les sondages. A 19% d'intentions de vote dans les sondages, contre 16% pour les travaillistes, ce parti dont la principale proposition est de sortir de l'Union européenne pourrait créer une surprise.



Il y a certainement des circonstances proprement britanniques à l'émergence d'un tel parti : l'Angleterre est une île ; le récent scandale des notes de frais ; la suspicion traditionnelle du pays à l'égard d'une europe supranationale...

Il y a aussi des diffficultés, notamment la grande difficulté pour des partis autres que Tory et Labour pour s'implanter durablement dans un système électoral où règne le scrutin uninominal à un tour.

Certes, le programme du parti est parsemé de nombreuses mesures de droite.

Il n'empêche qu'une fois sortie de l'Union, la Grande-Bretagne pourra renouer avec de vrais débats politiques et qu'une alternance réelle pourra s'instaurer au lieu d'une suite infinie de clones ne se distinguant que par leur stratégie de communication (genre pondéré à la Henri IV: Bayrou ; jet set 1er empire : Sarko ; Jeanne d'Arc : Ségo...) pendant que Bruxelles enfile ses directives ineptes.

Par ailleurs, il n'est en rien inéluctable que le thème d'une sortie de l'Union européenne tombe à droite en France. La restauration d'une politique de gauche passe forcément par une sortie de l'Union et il n'est pas exclu que le Front de gauche s'en rende compte un jour, par exemple. D'ici là c'est sans doute leur rendre un mauvais service que de les encourager à réclamer de façon assez ridicule une "autre Europe" dont personne ne veut, ou, plus exactement, dont il est impossible qu'elle soit souhaitée par 27 pays simultanément, condition pourtant sine qua non de tout changement européen (même chose pour NDA et DLR, bien évidemment...)

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J'invite les lecteurs curieux à relire le récit des modifications de l'article UKIP dans wikipedia par l'ambassade américaine à Bruxelles.









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À propos

Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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Gérard Couvert 01/06/2009 12:53

En 2002 j'ai milité très activement pour Chevènement, puis ensuite pour le Pole Républicain, et enfin au MRC. J'ai d'ailleurs encore de nombreux amis au MRC (dont certain ont participé au financement de notre liste DLR !); et vous monsieur le donneur de leçons, étiez-vous sur les marchés à vous faire insulter par Mélanchon (comme cela m'est encore arrivé la semaine dernière !), avez-vous fait le coup de poing contre les colleurs d'affiches de la L.C.R., avez-vous déjouez les pièges administratifs de Baudis ?Pour information allez donc voir la relation qui est faite des discussions entre Chevènement et le FG sur le site du MRC ; entre le FN et le FG, il n'y a que la nation qui est différente, pour le reste, le respect d'autrui, c'est la même chose !

fd 01/06/2009 12:01

Le MPEP fait partie du FG et prône une sortie de l'UE. Quand je lis certains commentaire sur ce blog je me demande qui sont les plus sectaires... et on comprend mieux pourquoi il n'y aura sans doute jamais d'alliance efficace des anti-UE. Le meilleur de cette alliance qui ait existé fut le phénomène Chevènement en 2002. C'est derrière nous.

Gérard Couvert 01/06/2009 12:00

Dommage que l'interface ne permette pas de corriger les fautes, lorsque je me relis je suis horrifié, pardonnez-moi.Il fallait lire l'assimilation est la seule solution.

Gérard Couvert 01/06/2009 11:58

Le F.G. est d'un sectarisme inimaginable et il le restera, pour sortir de l'union il faut restaurer l'idée de nation et c'est précisement ce mot qui les dérange.

Gérard Couvert 01/06/2009 11:55

Oui Edgard, j'avais aussi vu ce chiffre avec un plaisir immense ... je 'naime pas les anglais mais ils sont indispensables à l'idée de nation.Aux causes que vous indiquez on peut aussi (cf. leur programe) ajouter l'echec de la politique d'intégration communautariste (l'intégration est seule légitime),  les tensionss dues à la mise en place partielle de la shaaria, et le désir avoué et exprimé de rester "britanique".Si l'aventure vous tente, je suis prêt à créer un Parti de la Renaissance Française (pas terrible ça fait Pétainiste !) avec comme programme : sortie de l'Union et de l'Euro, nationalisation des banques de dépots et des assurances, dénonciation des traités établissant une autorité supérieure à la constitution française, retour à la lettre de la Veme. république, création d'un service national de l'eau, des télécomunications, de l'énergie, retour à une centralisation de l'instruction nationale et populaire dotée de moyens massifs, fiscalisation des dépenses sociales et suppression des prélévements sur les salaire, ajout d'une nouvelle tranche d'impôt, démigration organisée, rétablissement du controle des changes, forte taxation des importations de produits alimentaires hors-saisons ou en concurence déloyale avec les notres ...

fd 01/06/2009 11:55

Nul doute que si le Royaume Uni sortait de l'UE celle ci préparerait un "plan B" de rafistolage autour d'une Europe "carolingienne" ou continentale. Plus fatal serait pour son avenir la sortie de la France qui ruinerait complètement la construction du traité de Rome

fd 01/06/2009 11:53

Je ne pene pas qu'il faille l'accord de 27 pays pour changer l'UE car toute l'Europe de l'Est est "cliente" (au sens romain du terme) de l'Europe occidentale. Mais ce qui bloque "l'autre europe" c'est l'absence de volonté des grands partis occidentaux (les membres du PSE et du PPE au parlement euro) de changer quoi que ce soitLe FG peut dans 5 ou 6 ans rejoindre une position anti UE (d'une certaine façon le MPEP en son sein montre la voie), et sans doute une sortie du Royaume Uni de l'UE aiderait beaucoup à la victoire de cette option en France, mais cela ne peut se faire que si les anti-UE contruisent un programme solide (cf mon post précédent) dans le cadre d'une sorte de think tank plus costaud que le Comité Valmy. Les anti-UE ont de ce point de vue une grande responsabilité historique en ce moment.