La lettre volée

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Le vent mauvais...

Vincent Peillon, en campagne électorale pour les européennes, a dénoncé le "vent mauvais de la fermeture sur soi, exempt de tout appel à la générosité et porté par une certaine gauche".

On ne comprend pas très bien ce que cela signifie. Une certaine gauche veut quoi ? La générosité européenne est où ? Peu importe...

A défaut de comprendre le sens on peut s'intéresser à ce que cela évoque...

Le "vent mauvais", c'est un discours célèbre de Philippe Pétain, d'août 1941.

A priori, on ne peut soupçonner Vincent Peillon de vouloir se référer, même implicitement au Maréchal, surtout lorsqu'il en appelle à l'ouverture et à la générosité.

Lisons tout de même de quoi parlait Pétain en 1941.

Extrait :

"De plusieurs régions de France, je sens se lever depuis quelques semaines un vent mauvais. [...] Le trouble des esprits n'a pas sa seule origine dans les vicissitudes de notre politique étrangère. Il provient surtout de notre lenteur à reconstruire un ordre nouveau, ou plus exactement à l'imposer. La révolution nationale, dont j'ai, dans mon message du 11 octobre, dessiné les grandes lignes, n'est pas encore entrée dans les faits. [...] Un long délai sera nécessaire pour vaincre la résistance de tous ces adversaires de l'ordre nouveau, mais il nous faut, dés à présent, briser leurs entreprises, en décimant les chefs."

Moralité : en 2009 comme en 1941, le peuple français est un peu lent à comprendre l'ordre nouveau. Voilà pourquoi l'inconscient de Vincent Peillon lui a peut-être joué un mauvais tour...

Sous couvert d'élections européennes, c'est bien à approuver un changement de régime qu'est invité l'électeur du 7 juin prochain. Lire Pierre Rosanvallon pour mieux connaître les contours de cette démocratie nouvelle qu'il est important de refuser.

 

 

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À propos

Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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olyvier 22/05/2009 11:22

En même temps c'est plutôt rassurant. Le vent mauvais en question aidé par quelques millions de martyrs soviétiques, et quelques milliers d'américains, a fini par balayer cet ordre nouveau,au nom d'un ordre ancien, et digne, celui de la République.