La lettre volée

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Le coût de l'Europe

...Pour les colombes, la situation de la zone euro ne laisse pas de doute quant à la nécessité d'utiliser de façon massive et rapide l'arme monétaire. Mois après mois, le chômage poursuit son ascension dramatique. Aujourd'hui, 14,158 millions de personnes sont sans emploi en Europe (8,9 % de la population active). Et la reprise n'est pas attendue avant 2010. « Si la BCE attend trop avant d'agir, cette reprise hypothétique sera encore retardée », alerte l'économiste Philippe Brossard.

En outre, souligne-t-il, l'attitude de la BCE contribue à faire s'apprécier l'euro par rapport au dollar. « La monnaie unique est hors de prix. C'est peut-être bon pour l'orgueil national, mais c'est très mauvais pour le commerce extérieur », signale-t-il. Pour M. Brossard, la BCE doit donc baisser ses taux. Jusqu'où ? « La seule limite c'est zéro, et encore... », estime-t-il...

C'est la fin d'un article du Monde du 3/4 mai, titré "faucons et colombes à la BCE".

Le fait est que l'euro trop élevé, même de quelques dixièmes de points, a un coût. Comme il pèse sur l'Union européenne une chape de plomb (l'Europe ? Un bienfait vous dis-je...), il est rarissime qu'on en parle. J'attends une étude de l'INSEE sur le coût en chômeurs de la surévaluation de l'euro. Nous attendrons longtemps, il y a sans doute peu de volontaires pour se retrouver directement dans un placard...

*

 

Et ne me dites pas que les élections européennes changeront quoi que ce soit à la gestion de l'euro, la BCE est l'une des banques centrales les plus indépendantes du pouvoir politique - à supposer que le Parlement européen ait un quelconque pouvoir politique.

 

 


 

 

 

 

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Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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Gus 07/05/2009 13:19

Disons dans ce cas que si le prix à payer pour exporter consiste à baisser les salaires réels et réduire le pouvoir d'achat des travailleurs au profit de celui des rentiers du capital, autant laisser faire l'Europe : elle fait ça très bien toute seule depuis 1983.L'indépendance de la BCE est certes le dernier obstacle sur la route définie par Delors, puis ré-affirmée par Jospin et Chirac destinée à faire de l'Europe l'économie la plus compétitive au monde, c'est à dire, celle où la création de valeur par les hommes est la moins bien remunérée. Otez-là, et, alors, le camp de travail sera en place.

edgar 07/05/2009 08:52

non, non. on exporte encore pour 500 milliards d'euros par an (2007)
http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/tableau.asp?id=1.503bis
Et nous n'exportons pas que des fonctionnaires : principalement des produits industriels et des biens de consommation...
 
 

Gus 07/05/2009 07:32

Soyons sérieux : en France, entre les fonctionnaires, les employés des machins publics et para-publics, les retraités, les pensionnés, et les salariés d'entreprises dont les clients sont essentiellement les précédents, il n'y a plus guère à s'inquiéter : tout ce qui pouvait déjà être délocalisé l'a été.

onclesam 06/05/2009 22:20

Cela, c'est de la politique avec d'un côté ceux qui ont un salaire garanti ou de l'épargne ( en gros les classes moyennes).  Eux veulent une monnaie forte. De l'autre côté, ceux qui craignent le chômage et qui veulent des entrprises qui marchent ( pour exporter ou pour avoir de l'argent pas cher pour pouvoir moderniser les processus de production). ça , c'est de l'économie et pas de la politique et ce sont  eux qui ont raison car à plus ou moins long terme, les premiers ont eux aussi besoin d'une économie dynamique.

edgar 06/05/2009 21:32

Oui, si ton salaire est garanti d'une manière ou d'une autre. Si tu es salarié d'une boite qui ferme parce que le chiffre d'affaire à l'export a pris un coup dans l'aile, ça te fait une belle jambe que le pouvoir d'achat du salaire que tu n'as plus soit maintenu...

Gus 06/05/2009 21:04

Pour ma part, je ne suis pas mécontent que le pouvoir d'achat de mon salaire en euros soit aussi élevé que possible.