La lettre volée

Notes et idées : Politique, Bandes dessinées, Polars, Media, Actualité, Europe...

Paul Krugman veut restaurer les valeurs morales des Etats-Unis

Obama semble décidé à ne pas diviser son pays en enquêtant sur l'entrée en guerre en Irak, ni sur les tortures et autres actions illégales conduites par le gouvernement Bush.

Paul Krugman plaide brillamment contre cette résignation. Obama se justifie en expliquant qu'il veut regarder devant, pas derrière. On peut rétorquer abruptement que quand on a les pieds dans la m..., mieux vaut regarder ses chaussures. Krugman est plus précis, et élimine toutes les mauvaises raisons qu'il y a à ne pas vouloir revenir en arrière. On ne construit pas un avenir en niant son passé.


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À propos

Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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oncle sam 26/04/2009 14:44

Complètement d'acord avec Olyvier, pour une sorte de travail de deuil du marxisme( et de la division de l'Occident), et du travail d'ouverture vers l'islam, si ce n'est l'islamisme. Suis encore sous le choc du film " la journée de la jupe", véritable documentaire d'une réalité que je connais hélas trop bien. Et ne meux m'empécher que ma ( et notre ) réflexion sur l'immigration et l'intégration culturelle et le communautarisme est un peu courte et que le racisme culturel n'est pas loin.Pour Gus : un scientifique intègre serait dubitatif. Et un citoyen aussi ? Il ne devrait pas s'engager ? La vérité de son combat serait relative ? Et le relativisme culturel ? Question technique : pendant qu'on écrit un commentaire sur ce blogue, on ne peut pas le quitter ? Pour Edgar : pourquoi ne pas voter aux élections européennes pour un candidat souverainiste et antilibéral ?  A condition qu'il en exista ?   Elections, pièges à cons ?

olyvier 25/04/2009 09:07

Pour ma part, je n'arrive pas à savoir ce qu'il vaudrait mieux faire. Krugman me persuade, et dans le même temps, je comprends l'attitude d'Obama (qui ne me semble pas une faiblesse, mais une tactique).Il me semble que nous, ici, n'avons pas fait le travail concernant notre perméabilité au projet de guerre contre le monde arabo-musulman. J'écris cela en tant qu'occidental, très mouillé là-dedans. Ce travail sera semblable à celui qui nous a conduit à analyser notre perméabilité au stalinisme dans les années 30 à 60.Pourquoi ne voulions-nous rien entendre de ce qui pourtant s'écrivait ici et là ? Qu'est-ce qui a eu prise sur des gens qui se considéraient comme de bonne foi, qui voulaient l'être ?Je veux dire que ce qui se passe aux Etats-Unis a son importance, mais comment se fait-il que tant de français comme moi ont participé à cela, ont laissé faire, ont regardé ailleurs ?

edgar 24/04/2009 19:18

Lien réparé, merci Etiam...

Etiam Rides 24/04/2009 19:07

J'ai l'impression qu'il y a même un petit problème de lien. Sinon, ce blog à l'air sympa. je reviendrai.

Gus 24/04/2009 17:46

"La science serait un domaine qui fonctionne radicalement autrement que la politique  ?"Vous n'avez pas totalement tort : la quête de la vérité postule de son existence, et donc, exprime pour l'essentiel une certaine phobie de la diversité et du complexe. Les meilleurs totalitarismes sont ceux qui, comme les USA, justifient scientifiquement leur politique : par l'économie néo-classique pour le modèle américano-européen. En leur temps, les soviétiques avaient d'ailleurs eux aussi leur école économique.Paul Krugman expliquait d'ailleurs que l'évocation de la psychohistoire par Asimov avait beaucoup compté dans sa motivation précoce à devenir un économiste. Fort heureusement, il semble avoir compris avec le temps que la vocation d'un scientifique intègre n'est pas d'être affirmatif, mais plutôt dubitatif.

edgar 24/04/2009 17:20

Cher Oncle Sam, non on n'a pas gagné. Et le projet européen, loin d'être une ouverture des nations européennes les unes aux autres, est une fermeture de l'Occident contre le reste du monde. l'Union européenne est une machine de guerre en construction, au sens premier du terme guerre. Et la réintégration de la France dnas l'Otan n'est pas un épiphénomène de la construction européenne, c'était inscrit dedans. Voilà pourquoi je me suis résolu à cesser d'imaginer que la construction européenne était amendable.

oncle sam 24/04/2009 15:50

Beaucoup de choses à dire sur "diviser un pays" Le rêve des patrons : diriger un pays comme une entreprise : on exclut ceux qui ne sont pas d'accord. J'ai connu de grands savants qui ne pouvaient pas imaginer les choses autrement. La science serait un domaine qui fonctionne radicalement autrement que la politique  ?La luttes des classes a-t-elle fait avancer la civilisation ? Le marxisme ne s'est-il pas super bien exporté dans le monde entier ? Quand " l'occident " avait une image divisée de lui-même, ne s'exportait-il pas beaucoup mieux ? . ( Fascinant de voir comment en 68 et 69, au Japon, dans le roman que je lis - de Haruki Murakami-, les façons de penser et les thèmes étaient les mêmes qu'en France et probable dans le reste du monde) Accepter la dualité des choses, choisir (son camp, ses amis,), c'est l'essence de la vie...même si on ne croit pas ou plus au progrès en histoire.  Pour Ob&ama, on peut juste espérer qu'il a choisi son camp, que cette prise de position est tactique, un'e concession, qu'il n'est pas l'otage des groupes financiers religieux ou autres qui l'ont soutenu. Et rester vigilant. Lula est d'ailleurs un autre gros point d'interrogation. Ca marche pareil dans le monde des idées et dans celui de l'économie ? et des faits ? Le cercle de l'oratoire, découvert avec stupeur ces jours-ci, s'est choisi un ennemi à exterminer : le marxisme. Ou plutôt, celui ci étant ko, un autre ennemi de substitution : l'islamisme. Y a-t-on gagné au passage du couple droite (énorme masse non définissable de plein de choses) contre marxisme ,  au couple Occident (probable cache sexe du christianisme ) contre islamisme  ?

Gus 24/04/2009 12:53

De la part du pays premier producteur au monde de films, musiques, livres, théories scientifiques et sociales promeuvant l'individualisme, la brutalité et le pragmatisme en idéaux d'existence, voire, en voies du progrès social, la chose ne manque pas d'ironie.Car après tout, sans l'industrie de la culture américaine, sa promotion de la violence, la réussite, l'égoïsme et la compétition, sans l'école scientifique américaine en sciences sociales, et surtout, sans la liberté d'entreprendre laissés aux libres renards américains, en serions-nous là où nous sommes ?Leur pays est bien assez grand pour le nombre qu'ils sont : qu'ils y restent avec leur Dieu et nous oublient.