La lettre volée

Notes et idées : Politique, Bandes dessinées, Polars, Media, Actualité, Europe...

France - Amérique

"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. [...] Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort. Apparemment.

[...] Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde... Vous avez vu, après la guerre du Golfe, ils ont voulu tout contrôler dans cette région du monde. Ils n'ont rien laissé à leurs alliés. [...]

Il ne faut pas se laisser faire, il ne faut pas se laisser impressionner.
"

François Mitterrand, cité par Georges-Marc Benamou, in Le dernier Mitterrand


Pas bête Mitterrand, et certainement informé. N'a juste pas vu que l'une des formes les plus achevées de cette guerre invisible est l'Union européenne...
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Edgar

blogueur parisien depuis 2005

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Gérard Couvert 03/04/2009 13:16

L'argument de non-propriété des voix à des limites ; l'action politique fait naitre des "chefs" et ces derniers ont ensuite un rôle de prescripteurs.Certes le citoyen reste libre de son choix, mais penser que la personne emblématique est sans influence me semble erroné.Lorsque l'on connait l'organisation et la force dogmatique de Lutte Ouvrière on ne peut que considérer que le mot d'ordre d'Arlette Laguiller lors du référendum sur l'acte unique à été suivi,d'ailleurs l'analyse des votes par bureaux le confirme.

fd 01/04/2009 10:55

Arlette n'était pas propriétaire de ses voix. Le problème ce fut le ralliement de Chirac, et puis cet état d'esprit "impérial" qui s'était emparé des classes moyennes avec la chute de l'URSS. Voir les Lettons, les Tchèques et les Croates faire la louange de la communauté européenne qu'ils voulaient rejoindre faisait croire en son "destin"... Beaucoup ont cru qu'elle pourrait faire ce que les Etats-nations ne faisaient plus (par exemple une politique industrielle)

Gus 31/03/2009 12:49

Ha oui... remarquez, je pense que si Mitterrand avait perdu Maastricht il nous aurait sorti une sarkoterie de sa manche pour le ratifier quand même.Reste qu'effectivement, un parti révolutionnaire digne de ce nom aurait cherché à pousser ce grand hypocrite ayant si rapidement endossé la tunique du diable qu'il avait si longtemps dénoncé à la faute : par exemple, en le contraignant à assumer son passif dans l'existence de cette Europe.

Gérard Couvert 31/03/2009 11:14

Comparez le score que Arlette avait fait aux présidentielles et les 54 000 voix qui ont manqué pour faire échouer Maastrich (donc Euro, acte unique , etc...), rapellez-vous qu'elle n'a pas voulu mélanger "ses" voix avec celle de Pasqua ...

Gus 30/03/2009 21:29

Arlette ? Qu'est-ce qu'elle avait donc fait dans ce coup pourri la pauvre ?

Gérard Couvert 30/03/2009 09:42

Absolument.Et pas de Maastrich sans la stupidité d'Arlette Laguiller.

Gus 30/03/2009 08:24

L'Europe que nous avons aujourd'hui doit beaucoup à Mitterrand : d'avoir imposé Delors pour contrecarrer le projet Spinelli.Par ailleurs, sans l'implication personnelle de Mitterrand, l'Euro ne se serait probablement jamais fait.

Gérard Couvert 29/03/2009 21:17

Non seulement il n'a pas vu le danger de Bruxelles mais il l'a favorisé, d'ailleurs il a bien souvent favorisé les Etats-Unis.Bon rien à voir avec le laquai-pignouf en poste, ça devient une manies chez les élites auto-proclamées qui  nous gourvernent.Churchill disait que la grande difference entre la France et le Royaume-Uni c'est que ce dernier était mal gouverné durant 25 ans par siècle et bien les 75 ans qui restaient, mais que la France c'était l'inverse ! purée encore combien à tirer avec ces salopiaux ?